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Commission européenne : Juncker choisi, malgré Cameron

Jean-Claude Juncker a été choisi pour présider la Commission européenne ce vendredi, bien que David Cameron se soit battu pour empêcher ce résultat.

Jean-Claude Juncker, le 17 mai, au Portugal. (archives)
Jean-Claude Juncker, le 17 mai, au Portugal. (archives)
Crédit : FRANCISCO LEONG / AFP
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La rédaction numérique de RTL
Journaliste

Les dirigeants européens ont choisi ce vendredi Jean-Claude Juncker pour présider la Commission européenne, malgré l'opposition acharnée de David Cameron.

La nomination de Juncker, candidat du Parti populaire européen (PPE) de centre droit arrivé en tête aux élections européennes, a été acquise par 26 voix contre deux, celles du Britannique David Cameron et du Hongrois Viktor Orban.

"Un jour sombre pour l'Europe" dit Cameron

Juncker a réagi en se disant "fier et honoré" d'avoir été choisi. A 59 ans, ce vieux routier de la politique européenne enclin au fédéralisme, ancien Premier ministre du Luxembourg et ex-patron de l'Eurogroupe, devrait obtenir au Parlement européen les 376 voix sur 751 nécessaires à son élection, prévue le 16 juillet.

Il accèdera alors au poste le plus important des institutions européennes, chargé à la fois de proposer des législations et de les mettre en oeuvre.

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C'est précisément la raison pour laquelle Cameron s'est battu jusqu'au bout contre ce choix. Juncker est la "mauvaise personne" et sa nomination est "un jour sombre pour l'Europe", a-t-il réagi. "Toute sa vie, il a été au coeur du projet européen en vue d'accroître les pouvoirs de Bruxelles et de réduire le pouvoir des Etats", a dénoncé le Premier ministre britannique.

"Travail difficile"

Au-delà de Jean-Claude Juncker, David Cameron a rappelé son opposition de "principe" au fait que les dirigeants européens "renoncent" à la prérogative de choisir le président de la Commission. "Cela risque d'affaiblir les gouvernements et les Parlements nationaux, et accorde de nouveaux pouvoirs au Parlement européen", a-t-il accusé.

Cameron, qui s'est engagé à organiser un référendum sur l'appartenance de son pays à l'UE en 2017 s'il est réélu l'an prochain, est sous la pression des europhobes de l'Ukip, grands vainqueurs des européennes. "Le travail pour maintenir la Grande-Bretagne dans une Union européenne réformée est devenu plus difficile", a-t-il dit. "Est-ce que je pense que c'est impossible, non", a-t-il ajouté.

Doutes sur le Royaume-Uni

La presse britannique estimait de son côté ce samedi matin que le Royaume-Uni était proche d'un départ de l'UE, après l'échec de David Cameron à faire barrage à Jean-Claude Juncker. Malgré de nombreuses réticences initiales, y compris de la part de la chancelière allemande Angela Merkel, les dirigeants, de droite comme de gauche, s'étaient progressivement ralliés à la candidature Juncker.

Nous devons jeter des ponts

Alexander Stubb, Premier ministre conservateur finlandais

"Cette décision nous donne un président de la Commission qui a une grande expérience européenne et qui saura écouter les demandes des Etats membres et du Parlement", a estimé Angela Merkel. Le président français François Hollande a d'ores et déjà annoncé qu'il réclamerait pour la France une vice-présidence de la Commission.

Nombre de dirigeants européens se sont aussi employés ce vendredi à conjurer la menace d'un départ du Royaume-Uni de l'UE. "Nous devons jeter des ponts", a assuré le Premier ministre conservateur finlandais Alexander Stubb, plaidant en faveur d'une libéralisation de l'économie.

"J'ai un grand intérêt à ce que le Royaume-Uni demeure un membre de l'Union européenne. C'est dans cet esprit que je continuerai de travailler", a dit Angela Merkel.

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