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Jihad : quel rôle pour les femmes parties en Syrie et en Irak ?

ÉCLAIRAGE - Des Françaises parties en Syrie et en Irak dans les rangs de Daesh ont récemment été arrêtées par les forces kurdes. Sans avoir été des combattantes, leur rôle n'est pas à sous-estimer pour autant.

Une femme en niqab marche dans les rues irakiennes (illustration)
Une femme en niqab marche dans les rues irakiennes (illustration)
Crédit : AHMAD AL-RUBAYE / AFP

Comment traiter le dossier des anciens combattants jihadistes ? Comment aborder celui des femmes parties ? Et des enfants ? Les "revenants", comme les appelle le journaliste de RFI David Thomson dans son livre éponyme, posent un réel problème aux autorités pour plusieurs raisons. Sont-ils repentis ? Sont-ils simplement déçus ? Sont-ils de retour pour des actions violentes ? Et qu'en est-il des femmes ? Doivent-elles être considérées aussi dangereuses que les hommes ?

A priori, pas de raison d'en douter. En France, les femmes ont déjà montré leur engagement dans l'islamisme politique et la volonté de commettre des attentats, par exemple avec l'attaque aux bonbonnes de gaz avortée sur le parvis de Notre-Dame-de-Paris en septembre 2016. Les femmes ne sont pas moins radicalisées que les hommes. 

En général, les femmes n'ont pas combattu

Wassim Nasr, auteur de "L'État islamique, le fait accompli"

L'arrestation d'Émilie K. début janvier 2018 en Syrie, par les forces kurdes, remet la question du rôle des femmes dans les rangs de l'État islamique et les faits pour lesquels elles devront être jugées. Une certitude, selon Wassim Nasr auteur de L'État islamique, le fait accompli, c'est qu'"en général, les femmes n'ont pas combattu dans les rangs de l'État islamique". 

Sur le plateau de C dans l'air, le journaliste à France 24 explique : "Elles n'ont pas le droit de combattre, elles ont le droit de se défendre quand elles sont acculées, il y a eu quelques cas à Mossoul (Irak) et à Syrte (Libye)."

Le rôle des femmes est primordial

Wassim Nasr, auteur de "L'État islamique, le fait accompli"
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Mais le spécialiste nuance. Ce n'est pas pour autant, selon lui, qu'il faut "sous-estimer le rôle des femmes", qui est "primordial". Ce sont "elles qui préparent les prochaines générations", d'une part, mais aussi "parce qu'il y a beaucoup de femmes qui ont été moteurs de départs vers la Syrie" et "parce que ce sont elles qui assurent la continuité".

Wassim Nasr rappelle aussi qu'une des premières femmes kamikazes était une Belge en Irak en 2005. "On est dans cette société un peu misogyne où les femmes c'est la cuisine et faire des bébés, pas du tout. Dans le jihad et tout mouvement insurrectionnel, les femmes ont un rôle primordial", conclut-il.

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