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Japon : après l'exécution de deux otages, un journaliste interdit de Syrie

Un journaliste japonais qui voulait couvrir la vie des réfugiés en Syrie, s'est fait confisquer son passeport par le gouvernement.

Capture d'écran de la vidéo de l'Etat islamique menaçant de tuer deux otages japonais.
Capture d'écran de la vidéo de l'Etat islamique menaçant de tuer deux otages japonais.
Crédit : AL-FURQAN MEDIA / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le gouvernement japonais a confirmé ce lundi avoir confisqué le passeport d'un journaliste nippon qui souhaitait se rendre en Syrie, en raison des risques encourus dans la région après l'enlèvement et la décapitation de deux Japonais par le groupe État islamique (EI).

"Nous devons respecter la liberté des citoyens, et c'est le premier devoir de l'Etat, mais il a aussi pour rôle essentiel de garantir leur sécurité", a plaidé le porte-parole de l'exécutif, Yoshihide Suga, lors d'une point de presse. Il a expliqué que cette décision rare de confiscation avait été prise en vertu d'une loi qui permet aux autorités de retenir le passeport d'une personne pour empêcher un projet de voyage qui mettrait sa vie ou ses biens en danger.
"Nous avons agi de façon la plus prudente possible, mais c'est une situation extrêmement dangereuse", a-t-il poursuivi. Les médias locaux du dimanche 8 février, avaient affirmé que le gouvernement avait confisqué le passeport d'un de ses journalistes qui souhaitait se rendre en Syrie, jugeant les risques démesurés.

Un reportage sur les réfugiés syriens

Yuichi Sugimoto, un photographe indépendant de 58 ans, projetait d'entrer en Syrie le 27 février pour couvrir la vie des réfugiés. "Ce soir, un responsable du service des passeports du ministère des Affaires étrangères s'est présenté et a saisi mon passeport", a-t-il déclaré à l'Asahi.

Sugimoto, qui couvre l'Irak et la Syrie depuis de nombreuses années, avait pourtant fait savoir qu'il n'avait pas l'intention d'entrer dans les zones contrôlées par les jihadistes de l'EI, a précisé l'agence Kyodo. "Quid de ma liberté de voyager et d'informer?", s'est indigné le photographe.

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L'EI a décapité fin janvier le Japonais Haruna Yukawa, directeur d'une petite société se donnant pour mission de secourir des Japonais à l'étranger, puis, une semaine plus tard, son compatriote Kenji Goto, reporter expérimenté parti à sa recherche.

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