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Iran : les auteurs de la vidéo "Happy" condamnés avec sursis

Pour avoir participé à la vidéo "Happy" qui reprend la chanson de Pharrel Williams à Téhéran, sept Iraniens ont été condamnés à des peines de prison et des coups de fouet avec sursis.

Une peinture anti-Etats-Unis sur un mur de Téhéran, en Iran, en novembre 2009 (archives).
Une peinture anti-Etats-Unis sur un mur de Téhéran, en Iran, en novembre 2009 (archives).
Crédit : BEHROUZ MEHRI / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Sept Iraniens ayant participé à un clip vidéo sur la chanson de Pharrell Williams "Happy" diffusé sur internet ont été condamnés à des peines de prison et de coups de fouet avec sursis, a déclaré l'un de leurs avocats ce vendredi 19 septembre 2014.

La vidéo, mise en ligne sur Youtube en avril, montrait trois hommes et trois femmes, non voilées, chanter et danser dans les rues et sur les toits de Téhéran au son du succès musical planétaire qui fait l'éloge de la joie et du bonheur.

La vidéo avait provoqué la colère des milieux conservateurs, estimant que les Iraniens, en particulier les jeunes, délaissent les valeurs islamiques pour un mode de vie plus occidental. Les participants avaient été arrêtés en mai puis libérés sous caution quelques jours plus tard après une "confession" diffusée par la télévision d'Etat.

Lors de leur procès, les sept jeunes ont été reconnus coupables de "diffusion illégale d'un film" et "relations illicites", a précisé l'avocat. L'une des danseuses, qui avait également mis en ligne la vidéo, a écopé d'un an de prison et 91 coups de fouet. Les cinq autres danseurs et le réalisateur du clip ont été condamnés à six mois de prison et également 91 coups de fouet. Toutes ces peines ont été prononcées avec sursis.

Condamnation de la communauté internationale

Les Etats-Unis, ainsi que plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont fustigé ces condamnations. "Avec ce verdict, l'absurde le dispute à l'injuste", a réagi Amnesty International, estimant que si le jugement était confirmé, "ces personnes seraient condamnées et cataloguées comme criminelles uniquement pour avoir réalisé un clip vidéo en hommage à la joie".

L'arrestation de ces jeunes avait été largement dénoncée sur les réseaux sociaux, dont l'accès est bloqué par les autorités iraniennes. Le président iranien Hassan Rohani avait lui-même jugé dans un message sur Twitter que "le bonheur est le droit de notre peuple. Nous ne devrions pas être trop durs face à des comportements causés par la joie".

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