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Jihad : jugée puis remise en liberté en Irak, elle revient en France

Une jihadiste française de 27 ans a été condamnée en Irak pour "entrée illégale" sur le territoire et va être expulsée. Selon nos informations, elle est également visée par un mandat de recherche émis par la justice française.

RTL Midi
Irak : une jihadiste française expulsée et visée par un mandat de recherche français
Crédit Média : Cindy Hubert Crédit Image : Khalil Dawood/CHINE NOUVE/SIPA

La justice irakienne a ordonné lundi 19 février l'expulsion d'une jihadiste française. Mélina Bougedir, 27 ans et originaire de Seine-et-Marne, vient d'être condamnée à sept mois de prison pour "entrée illégale en Irak" et a été libérée dans la foulée, sa peine étant couverte par sa détention préventive.

Elle avait été arrêtée l'été dernier à Mossoul, l'ancien bastion de Daesh dans le nord du pays, avec ses quatre enfants, dont trois ont déjà été rapatriés en France. Lors de son procès, elle a affirmé être entrée en Irak en octobre 2015 depuis la Syrie. Son mari, un Français dénommé Maximilien et cuisinier, aurait été tué lors de la bataille de Mossoul.

Mélina Bougedir est également visée par un mandat de recherche émis par la justice française dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en 2016 pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle" à la suite d'une enquête préliminaire, indique une source proche du dossier à RTL. Elle devrait donc être arrêtée par la France une fois expulsée d'Irak et éventuellement incarcérée. C'est la première fois qu'un jihadiste va revenir en France après avoir purgé sa peine ailleurs.

Des dizaines de Français détenus en Irak

Fin janvier, les avocats de Mélina Bougedir et d'une autre Française détenue en Irak pour avoir rejoint Daesh avaient alerté le président Emmanuel Macron sur le fait qu'elles risquaient la peine de mort. La justice irakienne avait condamné à mort une jihadiste allemande le 21 janvier, pour avoir rejoint Daesh.

Quelques dizaines de Français soupçonnés d'avoir été membres de Daesh se trouvent actuellement dans des camps ou des prisons en Irak et en Syrie, où ils risquent la peine de mort. 

La ministre des Armées Florence Parly avait indiqué en janvier lors de ses voeux aux armées ne pas avoir "d'états d'âme" à propos de ces jihadistes français détenus à l'étranger. La ministre de la Justice Nicole Belloubet avait nuancé, indiquant sur RTL que "s'il y avait une question de peine de mort, l'Etat français interviendrait".

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