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Irak : quelles sont les missions des soldats français dans la guerre contre Daesh ?

ÉCLAIRAGE - François Hollande s'est rendu lundi 2 janvier en Irak pour "saluer" les soldats français présents sur place.

Les forces irakiennes tiennent tête à l'État islamique au sud de Mossoul
Les forces irakiennes tiennent tête à l'État islamique au sud de Mossoul
Crédit : AHMAD AL-RUBAYE / AFP
Ludovic Galtier & AFP

"Agir contre le terrorisme ici en Irak, c'est aussi prévenir des actes terroristes sur notre propre sol". En déplacement en Irak lundi 2 janvier pour "saluer" les soldats français engagés contre Daesh, François Hollande n'entend laisser aucun répit aux jihadistes. Mossoul pourrait être reprise "dans quelques semaines", a-t-il estimé. Le chef de guerre, qui a multiplié les interventions militaires pendant son quinquennat (Mali, Centrafrique, Irak, Syrie), a prédit que 2017 serait "une année de victoire contre le terrorisme".

Depuis le 19 septembre 2014, la France est engagée dans l'opération Chammal (du nom d'un vent du nord-ouest de l'Irak) - d'abord en Irak avant de poursuivre en la Syrie dès le 8 septembre 2015, au sein de la coalition militaire contre Daesh aux côtés des Américains. Le ministère de la Défense explique sur son site internet que "l’objectif de l’opération Chammal et des forces alliées est dans un premier temps de mettre les éléments de Daesh à la portée des forces armées irakiennes, c’est-à-dire de renverser le rapport de force".

L'opération Chammal a débuté le 19 septembre 2014.
L'opération Chammal a débuté le 19 septembre 2014.
Crédit : Ministère de la Défense

Un soutien dans les airs

L’action des forces françaises consiste à fournir un appui aérien aux forces armées irakiennes. Ce dernier comporte deux volets : "Des missions de renseignement et des missions de frappes, qu’elles soient planifiées à l’avance ou non, explique le ministère de la Défense. Du 19 septembre 2014 au 30 juin 2016, les forces armées françaises de l’opération Chammal ont ainsi réalisé 4.156 sorties aériennes et 734 frappes qui ont permis de détruire plus de 1.285 objectifs. Le nombre hebdomadaire de missions a été doublé depuis les attentats du 13 novembre 2015."

Dans le détail, trois types de missions composent le volet aérien. Le premier d'entre eux englobe les missions d’appui au sol au profit des soldats irakiens engagés au combat contre les forces de Daesh. "Il s’agit de "missions d’opportunité réalisées en fonction de l’évolution des combats au sol", ajoute le ministère. Des "missions planifiées de frappe dans la profondeur, en Irak et en Syrie, contre des objectifs préalablement identifiés grâce aux missions de renseignement" et "des missions de renseignement destinées à alimenter le processus de ciblage" sont aussi au cœur de l'intervention française.

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Depuis son engagement en septembre 2014, la France est le deuxième contributeur de la coalition internationale agissant contre Daesh, derrière les États-Unis et devant la Grande-Bretagne ou l'Australie. Elle a effectué plus de 1.000 frappes et détruit environ 1.700 objectifs de Daesh en Irak et en Syrie.

Des missions de conseil et de formation

Outre 14 avions de chasse Rafale basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis, environ 500 soldats français assurent des missions de conseil, de formation et d'appui d'artillerie en Irak aux forces engagées pour reprendre Mossoul aux jihadistes, qui l'occupent depuis juin 2014. Ils ne participent toutefois pas directement aux combats au sol. C'est au Kurdistan que sont stationnées les forces spéciales françaises qui conseillent sur la ligne de front les peshmergas kurdes irakiens engagés dans la bataille de Mossoul. Des missions similaires ont également lieu à Bagdad et Erbil.

"La formation dispensée vise à améliorer des capacités existantes plutôt qu’à bâtir une nouvelle armée ou à la réformer. Des conseils et des stages sont dispensés dans les domaines des opérations, du renseignement, de la logistique, des transmissions, de la santé et du combat d’infanterie. Des instructeurs sont également formés afin de faciliter la diffusion de ces savoirs faire au sein des bataillons de la division", détaille le ministère. De mars 2015 à juin 2016, 90 stages ont été effectués et plus de 700 instructeurs irakiens formés. Dans la même période, 4.300 des 23.000 militaires irakiens formés par la coalition, l'ont été par les soldats français.

150 soldats servent quatre puissants canons

Au plus haut de l'intervention, jusqu'à 4.000 soldats français ont été mobilisés, notamment lorsque le porte-avions Charles de Gaulle et son escorte en constituaient le pivot. Au sol, quelques 150 soldats français servent également quatre puissants canons Caesar à Qayyarah, non loin de Mossoul.

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