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Irak : "Nous préparons l'après Daesh", affirme Jean-Yves Le Drian sur RTL

INVITÉ RTL - Le ministre des Affaires étrangères revient ce vendredi 1er septembre sur le conflit qui oppose les forces alliées à Daesh en Irak et en Syrie.

Jean-Yves Le Drian, invité de RTL le 1er septembre 2016
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Clémence Bauduin
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"Daesh est en train d'être battu en Irak." Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, qui a passé son dernier weekend du mois d'août en Irak pour traiter de l'épineuse question des jihadistes français, est l'invité de RTL ce vendredi 1er septembre. Il se montre optimiste au sujet de la fin des combats dans cette région. "J'en, viens, j'ai pu le constater. Mossoul est tombée. Tal Afar, autre lieu de regroupement (des jihadistes), est tombé. Les forces irakienne et kurdes sont en train de reprendre le terrain", assure-t-il. "Nous sommes, en Irak, dans la préparation de l'après-Daesh", insiste Jean-Yves Le Drian, reconnaissant toutefois qu'il "reste encore quelques poches" jihadistes à éliminer.

"Aujourd’hui, les thèmes dont nous parlons sont réconciliation, stabilité, reconstruction" en vue d'élections en Irak, explique le ministre. "Il importe maintenant de faire en sorte que l'on retrouve une certaine sérénité qui passe par le respect des différentes communautés qui font partie de l’ensemble irakien et je crois que c’est la position du Premier ministre irakien que nous soutenons dans cette démarche, assure Jean-Yves Le Drian. Mais il importe que la communauté internationale soit au rendez-vous et en particulier au rendez-vous de la reconstruction, au rendez-vous humanitaire, au rendez-vous des réfugiés. Si ne nous le faisons pas, il peut y avoir d’autres résurgences, d’autres formes de terrorisme".

Le cas particulier des enfants de jihadistes français

À mesure que Daesh perd du terrain, certains des jihadistes français en Irak sont arrêtés, mais que fait ensuite la France ? "Lorsque des combattants français sont arrêtés par des forces irakiennes, c’est qu’ils ont combattu contre l’Irak. Ils font partie de l’armée terroriste de Daesh comme les autres, pas plus pas moins, résume Jean-Yves Le Drian. À partir du moment où des forces irakiennes arrêtent des combattants français, ces derniers doivent être jugés par la justice irakienne puisque ils ont agressé l’Irak", tranche le ministre. "Quand on va à Mossoul, ce n’est pas pour faire du tourisme. Ils doivent donc être jugés par les éléments de justice irakiens avec néanmoins le suivi du consulat de France qui le fait aujourd’hui pour quelques cas qui sont identifiés", détaille-t-il.

Les autorités estiment entre 600 et 700 le nombre de combattants français en Irak. Parmi eux, des hommes et des femmes, mais aussi des enfants. "Ces enfants ne sont pas soumis pénalement (…) il y en a très peu qui sont aujourd’hui retenus. Si le cas intervient – ce qui concerne aujourd’hui trois ou quatre d'entre eux en très bas âge, ils relèvent de la Convention internationale des droits de l'enfant et ne sont pas soumis à la justice irakienne. Dans ce cas-là, notre action c’est au cas par cas pour essayer de les faire revenir et de les placer dans des établissements spécialisés", explique Jean-Yves Le Drian, qui assure toutefois que ce cas de figure est très rare.

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