2 min de lecture Irak

Irak : les jihadistes enflamment un champ pétrolier

Les combattants de l'EI ont enflammé le champs pétrolier d'Ain Zalah avant de battre en retraite face aux forces kurdes.

Des combattants kurdes près de Jalawla, en Irak, le 25 août 2014.
Des combattants kurdes près de Jalawla, en Irak, le 25 août 2014. Crédit : ALI AL-SAADI / AFP
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et AFP

L'histoire se répète dans le Golfe. Les jihadistes de l'État islamique ont mis le feu à un champ pétrolier sous leur contrôle avant de battre en retraite face aux combattants kurdes, ont rapporté jeudi 27 août des responsables. Un scénario qui rappelle la catastrophe écologique de la première guerre du Golfe en 1991, et dans une moindre mesure, de la deuxième, en 2003.

Les jihadistes de l'Etat islamique (EI) ont mis le feu à trois puits de pétrole avant de quitter le champ d'Ain Zalah, dont ils avaient pris le contrôle début août, a indiqué un responsable de la Compagnie pétrolière du Nord. Le champ d'Ain Zalah est situé à quelque 70 km au nord-est de Mossoul, la deuxième ville d'Irak que l'EI contrôle depuis le 10 juin.

Une grande offensive contre les jihadistes

Un colonel des forces kurdes a indiqué pour sa part que les peshmergas avaient lancé une attaque d'envergure contre les jihadistes qui les avait forcés à se retirer de plusieurs villages dans le même secteur.

L'EI a lancé le 9 juin une offensive fulgurante qui leur a permis de s'emparer de larges pans du territoire irakien au nord, à l'ouest et à l'est de Bagdad, avant de l'étendre début août vers la région autonome du Kurdistan, face à une armée irakienne impuissante et des forces kurdes dépassées.

L'avancée près du Kurdistan a jeté sur les routes des dizaines de milliers de personnes, dont nombre de chrétiens et Yazidis, une minorité turcophone non-musulmane, poussant les Etats-Unis à lancer des raids le 8 août contre des positions de l'EI.

Fort de cet appui aérien, les forces kurdes ont regagné un peu de terrain, en reprenant notamment le 17 août avec l'aide des forces spéciales irakiennes le barrage de Mossoul, le plus important d'Irak, dont les jihadistes s'étaient emparés dix jours plus tôt.

L'EI aurait gagné beaucoup d'argent grâce au pétrole

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L'EI aurait recueilli des fonds importants provenant des ventes de pétrole extrait des champs qu'il contrôle.

Le groupe a par ailleurs tenté à plusieurs reprises de mettre la main, sans succès, sur la raffinerie de pétrole de Baiji, la plus importante d'Irak, située à 200 km au nord de Bagdad.

L'offensive des jihadistes a affecté la production de pétrole dans le nord du pays, mais les importants champs pétroliers et terminaux d'exportation du sud de l'Irak n'ont pas été touchés.

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