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Irak : les États-Unis reconnaissent qu'ils ont sous-estimé l'État islamique

Malgré le succès des frappes aériennes, les États-Unis reconnaissent que la situation est loin d'être sous contrôle en Irak. Les terroristes de l'État islamique représentent aujourd'hui une menace pire qu'Al-Qaeda pour les Américains.

Un membre présumé de l'État Islamique en Irak et au Levant, sur une photo diffusée par le compte twitter jihadiste Al-Baraka News, le 11 juin 2014
Un membre présumé de l'État Islamique en Irak et au Levant, sur une photo diffusée par le compte twitter jihadiste Al-Baraka News, le 11 juin 2014 Crédit : AFP PHOTO / HO / ALBARAKA NEWS
Marion Dautry
Marion Dautry
Journaliste RTL

Washington maintient la pression sur l'État islamique. 48 heures après la diffusion de la vidéo annonçant la mort de l'otage américain James Foley, les États-Unis ont mené six nouvelles frappes contre les positions jihadistes près du barrage de Mossoul.

Il est hors de question pour Washington de céder au chantage et aux menaces des terroristes, mais le Pentagone doit reconnaître qu'il avait sous-estimé la dangerosité de l'organisation. Aujourd'hui, la menace est pire que celle d'Al-Qaïda.

Mieux équipés et mieux financés

Après 90 frappes aériennes la vigilance est toujours de mise. L'État islamique possède une force inédite : ils sont mieux équipés, mieux organisés et mieux financés que tous les autres groupes terroristes. C'est la première fois que les États-Unis s'expriment en des termes aussi forts à l'encontre des jihadistes.

"L'engagement militaire américain n'est pas fini. On s'attend à ce que l'État islamique se regroupe et lance de nouvelles attaques, ce qu'il menace de faire en Amérique et en Europe. Ils sont une menace imminente pour tous nos intérêts", annonce Chuck Hagel, secrétaire d'État à la Défense.

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Le Pentagone affirme aussi que pour espérer anéantir l'État islamique, il faudra impérativement s'attaquer à ses bases en Syrie... Ce que réclamait la France il y a plus d'un an. "Peuvent-ils être défaits sans s'attaquer à leur organisation en Syrie ? La réponse est non", affirme le général Martin Dempsey, chef d'État major interarmées.

"Cela va nécessiter toute une série d'instruments, dont les frappes aériennes ne représentent qu'une petite partie", a-t-il expliqué. Une ligne rouge a tout de même immédiatement été tracée : les États-Unis n'ont pas l'intention d'opérer des frappes aériennes en Syrie.

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Washington avait sous-estimé l'État islamique Crédit Image : RTL | Crédit Média : Nicolas Tarka | Durée : | Date :
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