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Inde : l'avortement d'une adolescente violée refusé

Un tribunal indien a refusé à une jeune fille de 14 ans enceinte de plus de cinq mois le droit d'avorter après avoir été violée par un médecin.

En Inde, le viol est un véritable fléau régulièrement dénoncé par des manifestations. Ici le 20 juillet 2014. (illustration)
En Inde, le viol est un véritable fléau régulièrement dénoncé par des manifestations. Ici le 20 juillet 2014. (illustration)
Crédit : Manjunath Kiran / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Véritable fléau en Inde, le viol des femmes fait parfois des dommages collatéraux. Ce vendredi 24 juillet, un tribunal indien a refusé à une adolescente de 14 ans enceinte de plus de cinq mois le droit d'avorter après avoir été violée par un médecin dans l'État du Gujarat, dans l'ouest du pays.

La haute cour du Gujarat a rejeté jeudi la requête soumise par le père de l'adolescente, la législation indienne interdisant l'avortement après 20 semaines de grossesse, soit cinq mois. Dans sa requête, le père explique que sa fille est tombée enceinte après avoir consulté en février un médecin, arrêté par la suite, qui lui a injecté des sédatifs avant de la violer. "Le père de la victime est un journalier et n'a pas assez de ressources pour s'occuper de l'enfant qui va naître. Les parents n'ont pas encore décidé s'ils allaient faire appel", a dit l'avocat de l'adolescente, Pradip Bhate, à l'AFP.

Un enfant "innocent"

Le juge Abhilasha Kumari a reconnu qu'il s'agissait d'une décision "difficile", estimant que "quelles que soient les circonstances dans lesquelles l'enfant a été conçu, quelle que soit le traumatisme de la jeune mère, il reste que l'enfant n'est pas responsable de sa conception". "Il n'a pas demandé à naître. L'enfant est innocent, tout comme la victime, sa mère", a ajouté le juge.

En avril, le même tribunal avait refusé l'avortement à une femme de 24 ans victime d'un viol et enceinte de plus de six mois. La femme avait refusé de garder le bébé, confiant sa garde à un organisme public.

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