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Hillary Clinton veut redonner le pouvoir aux "Américains ordinaires"

Hillary Clinton, candidate à la Maison Blanche, a donné son premier grand meeting de campagne à New York en adoptant un ton plus personnel que lors de sa première campagne.

Lors des prochains meetings de la candidate, on pourra entendre des chansons de Katy Perry et de Pharrell Williams
Lors des prochains meetings de la candidate, on pourra entendre des chansons de Katy Perry et de Pharrell Williams Crédit : JOHN MOORE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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et AFP

Le discours était très attendu, car depuis sa déclaration de candidature à la Maison Blanche, Hillary Clinton se contentait de tables-rondes et de rencontres avec les électeurs, ostensiblement pour écouter ce que les Américains avaient à dire. Ce samedi 13 juin, la candidate démocrate a enfin donné son premier grand discours de campagne à New York, à Roosevelt Island, afin de défendre sa vision d'une Amérique profitant à nouveau aux "Américains ordinaires".

Un premier grand rendez-vous pour lequel l'ancienne secrétaire d'État de Barack Obama a rompu avec le positionnement de sa première campagne, en adoptant un ton plus personnel, en puisant dans sa vie. Je ne suis peut-être pas la plus jeune parmi les candidats à cette élection", a ironisé la candidate de 67 ans, devant plusieurs milliers de sympathisants, dans un discours de 45 minutes. "Mais je serai la plus jeune femme présidente de l'histoire des États-Unis... Et la première grand-mère!".

Elle a également joué sur la corde sensible en évoquant l'enfance difficile de sa propre mère, Dorothy, décédée en 2011, et retraçant les étapes de sa vie depuis son premier job, dans le but de démontrer son engagement de 40 ans en faveur des enfants et des femmes. "Je regrette qu'elle n'ait pas connu (...) une Amérique où un père peut dire à sa fille: 'oui, tu peux devenir ce que tu veux, même présidente des États-Unis", a dit Hillary Clinton.

Se battre pour mettre l'économie au service des Américains

Sur le fond, la candidate a promis de se battre pour que "l'économie soit au service de vous et de chaque Américain", citant pêle-mêle ouvriers, infirmières de nuit, camionneurs, agriculteurs, anciens militaires... "La prospérité ne peut pas être seulement pour les dirigeants d'entreprises et les patrons de fonds d'investissements. La démocratie ne peut pas être seulement au service des milliardaires et des entreprises", a-t-elle ajouté. Elle a multiplié les critiques contre Wall Street et la finance, relevant que les 25 premiers gestionnaires de fonds d'investissements gagnaient plus que tous les enseignants des enfants de 5 ans.

Hillary Clinton repart samedi dans l’État de l'Iowa, une étape cruciale pour tout candidat.
Suivront une série de propositions sociales, économiques et politiques, dont elle a donné un aperçu samedi. Au menu économique : réforme fiscale pour inciter les entreprises à investir aux États-Unis, aides à la création d'entreprises, augmentation des budgets de recherche, investissements dans les infrastructures, la recherche et les énergies propres, afin que les États-Unis deviennent "la superpuissance des énergies propres du 21e siècle".

Les femmes et les enfants d'abord

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Elle a répété son engagement en faveur des droits des homosexuels, de régularisations massives de sans-papiers, ainsi que d'une réforme du système de financement électoral, dénonçant "l'achat des élections" par les entreprises. Mais elle a consacré la plus longue partie de son discours aux femmes et aux enfants, dénonçant les écarts de rémunération entre hommes et femmes, et proposant de généraliser la pré-scolarisation des enfants avant cinq ans.

Rappelant ses années à la tête de la diplomatie américaine, Hillary Clinton ne s'est pas attardée sur les sujets de politique étrangère, perçus par sa campagne comme secondaires dans cette élection, au-delà des menaces terroristes.

Un problème d'image

Hillary Clinton mène de loin la course des primaires démocrates, qui commenceront début 2016, aucun de ses rivaux n'étant aussi connu qu'elle. Mais son problème d'image persiste : la proportion d'Américains estimant qu'elle n'est pas "honnête et digne de confiance" est passé de 49 à 57% entre mars et juin, selon un sondage CNN, dans la foulée de révélations sur son usage exclusif d'une messagerie privée pour ses fonctions officielles de chef de la diplomatie américaine, de 2009 à 2013, ainsi que de multiples articles sur d'éventuels conflits d'intérêts avec les donateurs de la fondation caritative Clinton.

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