1 min de lecture Politique

Grèce : un scrutin sous surveillance européenne

Le peuple grec a commencé à voter dimanche pour renouveler son parlement. Le ministre de l'Intérieur, Tassos Yannitsis s'attend à une participation "massive". L'Europe entière suit avec attention ce scrutin, porteur de réponses quant à la capacité du pays à poursuivre ses efforts de redressement et à se maintenir dans l'euro. Les bureaux de vote ont ouvert à 7h locales, sans affluence dans l'immédiat, et fermeront à 19h locales. Une première estimation devrait être annoncée sur les grandes chaines de télévision juste après la clôture des bureaux de vote.

Un homme s'arrête devant les panneaux où les listes électorales sont affichées à Athènes
Un homme s'arrête devant les panneaux où les listes électorales sont affichées à Athènes Crédit : AFP / L.Gouliamaki
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et Alexia Kefalas

"L'orientation stratégique" de la Grèce et "son avenir pour les prochaines décennies" se jouent dans ces élections, a prévenu durant la campagne, l'actuel Premier ministre, Lucas Papademos, nommé depuis novembre à la tête d'un gouvernement de coalition pour négocier le deuxième plan d'aide international au pays et l'effacement d'une partie de sa dette.

"Aujourd'hui le peuple vote pour l'avenir de ses enfants, pour la stabilité, la croissance, la sécurité et la justice", a déclaré pour sa part dimanche le leader conservateur Antonis Samaras, premier dirigeant à voter dans sa circonscription du Péloponnèse (sud).

Favori du scrutin face à son rival socialiste Evangélos Vénizélos, il n'est toutefois crédité que d'environ 25% des voix, contre 33,4% en 2009, ce qui obligerait le pays à se trouver un gouvernement de coalition.

L'option la plus probable retenue jusque là est celle d'une alliance entre la Nouvelle-Démocratie de M. Samaras et du Pasok de M. Vénizélos, déjà unis depuis novembre au sein d'un exécutif de crise, qui a remis le pays sur la voie du redressement.

Un vote sanction attendu contre les deux grands partis

Mais les quelque 9,8 millions électeurs pourraient compromettre ce scénario, qui a la faveur des décideurs européens et économiques, en tournant massivement le dos à ces deux piliers de la vie politique, rendus collectivement responsables de la débâcle de la Grèce dont ils se partagent la direction depuis le retour de la démocratie en 1974.

"Je vais voter pour un petit parti. La ND et le Pasok, il y en a marre, depuis que je suis né on ne voit qu'eux, et il n'y a qu'à regarder autour de soi pour voir le résultat", commentait en allant voter "avant d'aller à la plage" Maria, une étudiante en psychologie de 22 ans.

Sanctionné comme jamais dans son histoire pour s'être plié depuis deux ans aux diktats d'ajustement et de réformes de l'UE et le FMI, le Pasok socialiste devrait perdre plus de la moitié de ses 44% d'électeurs de 2009.

Le Premier ministre actuel, Lucas Papademos, nommé depuis novembre, a estimé au début du mois que lors de ces élections, "se jouera l'orientation stratégique" de la Grèce et "son avenir pour les prochaines décennies".

(avec AFP)


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