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Grèce : Tsipras invité d'Angela Merkel lundi prochain à Berlin

Alexis Tsipras rendra visite à Angela Merkel à Berlin, malgré les tensions entre les deux pays.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras le 13 mars 2015 au Parlement grec. (archives)
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras le 13 mars 2015 au Parlement grec. (archives)
Crédit : ARIS MESSINIS / POOL / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras se rendra lundi prochain à Berlin pour sa première visite en Allemagne depuis son arrivée au pouvoir, à l'invitation de la Chancelière Angela Merkel dans un contexte de tensions diplomatiques accrues entre les deux pays, a annoncé lundi le gouvernement grec.

Angela Merkel "a demandé" lundi matin à s'entretenir par téléphone avec son homologue et lui a adressé au cours de la conversation "une invitation" à venir la rencontrer à Berlin lundi 23 mars, selon un communiqué du cabinet du Premier ministre qui a accepté l'invitation. L'annonce de ce déplacement en Allemagne peut sonner comme une volonté d'apaisement de la part des deux dirigeants alors que la guerre des mots n'a cessé de s'amplifier entre Athènes et Berlin depuis une semaine sur fond d'âpres négociations européennes quant au programme économique du gouvernement de gauche radicale Syriza.

Tensions

La Grèce veut s'affranchir des mesures d'austérité qui accompagnent l'aide financière de ses partenaires de la zone euro, alors que ces derniers, Allemagne en tête, sont réticents à relâcher la pression sur le pays. Le gouvernement d'Alexis Tsipras a accru l'antagonisme avec Berlin en ravivant le sujet des réparations de guerre dues selon lui par l'Allemagne à la Grèce tandis que plusieurs dirigeants grecs ont pris à partie les responsables politiques allemands, et notamment le ministre des Finances Wolfgang Schäuble, accusé de mener la ligne dure contre la Grèce parmi les pays de la zone euro.

Dans une interview ce lundi, Alexis Tsipras lui-même a mis en cause, sans les nommer, les "forces qui préfèreraient l'affrontement pour permettre la poursuite de l'austérité et qui, pour cette raison, bloquent l'application de l'accord du 20 février", accord qui a décidé de la poursuite de l'aide financière à la Grèce. Mais le versement d'une tranche de 7,2 milliards d'euros d'aide internationale qui matérialiserait la poursuite de cette aide est suspendu à la mise en oeuvre par le gouvernement Tsipras de réformes concrètes. La Grèce fait cependant face à un calendrier serré d'obligations financières qui rendent sa situation précaire sans apport de liquidités.

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