2 min de lecture Grèce

Grèce : Tsipras appelle à voter "non" au référendum sur le plan d'aide européen

Le Premier ministre grec a encore haussé le ton et a appelé à dire "un grand non" à l'ultimatum des créanciers du pays lors du référendum qui aura lieu le 5 juillet.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras le 10 juin 2015.
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras le 10 juin 2015. Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
James Abbott
James Abbott
et AFP

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a appelé, dans un discours devant le parlement dans la nuit de samedi à dimanche, à dire "un grand non à l'ultimatum" des créanciers du pays lors du référendum proposé par son gouvernement pour le 5 juillet. 

Alors que le peuple grec continue de retirer ses économies dans les banques du pays, Alexis Tsipras s'est adressé aux parlementaires avant le vote organisé sur cette proposition de référendum. Il a estimé que "le peuple grec dira un grand non à l'ultimatum mais en même temps un grand oui à l'Europe de la solidarité", et s'est dit persuadé qu'"au lendemain de ce fier non, la force de négociation du pays sera renforcée" avec ses créanciers UE et FMI. 

"Les créanciers n'ont pas cherché notre approbation mais l'abandon de notre dignité, il faut le refuser", a asséné le Premier ministre dans un discours extrêmement offensif vis à vis des partenaires de négociation de la Grèce. 

Dans le pays où est née la démocratie, nous ne demanderons pas l'autorisation (...) de tenir un référendum. Il se tiendra qu'ils le veuillent ou non

Alexis Tsipras
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L'expression "grand non" est une référence au "Non" objecté par les autorités grecques à l'ultimatum de l'armée italienne souhaitant entrer sur le territoire grec en 1940. L'une des deux fêtes nationales grecques, le 28 octobre, est, pour cette raison, connue comme "le jour du Non".

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"Dans le pays où est née la démocratie, nous ne demanderons pas l'autorisation à M. Dijsselbloem (le président de l'Eurogroupe, ndlr) et à M. Schaüble (ministre allemand des Finances, ndlr)" de tenir un référendum, a déclaré le Premier ministre sur un registre très belliqueux, affirmant que "le référendum se tiendra normalement qu'ils le veuillent ou non".

Ce n'est pas une tentative de scission avec l'Europe mais de scission avec des pratiques qui sont un affront pour l'Europe

Alexis Tsipras
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Il a également vertement reproché aux ministres des Finances membres de la zone euro de s'être réunis samedi "en excluant un de leurs membres", le ministre des Finances Yanis Varoufakis, d'une partie des débats. Il a estimé que durant les derniers mois de discussions sur la reprise du financement des créanciers à la Grèce, Athènes avait fait "une tentative sincère de négociations" visant "un accord mutuellement bénéfique" et était allé "au bout des concessions possibles".

Il a affirmé que ce référendum "n'était pas une tentative de scission avec l'Europe mais de scission avec des pratiques qui sont un affront pour l'Europe". La proposition de référendum du gouvernement de gauche radicale a été approuvée dans la nuit de samedi à dimanche par le Parlement grec.

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