1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. Grèce : pourquoi les législatives ne passionnent pas les électeurs
1 min de lecture

Grèce : pourquoi les législatives ne passionnent pas les électeurs

REPLAY - DÉCRYPTAGE - Pour la troisième fois en neuf mois, les Grecs sont appelés aux urnes. Ils doivent une nouvelle fois élire un Premier ministre après la démission d'Alexis Tsipras.

Alexis Tsipras s'en prend au gouvernement espagnol.
Alexis Tsipras s'en prend au gouvernement espagnol.
Crédit : ANGELOS TZORTZINIS / AFP
Grèce : pourquoi les législatives ne passionnent pas les électeurs
04:05
Brice Dugénie & La rédaction numérique de RTL

Après le référendum de juillet dernier où les Grecs avaient refusé un nouveau plan d'austérité, le Premier ministre Aléxis Tsípras avait tout de même signé les accords des créanciers européens et plongé la Grèce dans une nouvelle crise politique. Il a alors démissionné provoquant de fait de nouvelles élections législatives qui se tiennent ce dimanche 20 septembre. Ce scrutin semble être celui de la dernière chance et, pourtant, les électeurs ne semblent pas du tout se passionner pour ce vote.

La raison principale ? Ces élections n'ont pas d'enjeu. C'est juste une histoire de personne. Pour les Grecs, quel que soit le Premier ministre élu, son rôle sera uniquement de mettre en place de nouvelles mesures d'austérité négociées cet été. Ils estiment donc que leur quotidien, souvent difficile, ne changera pas.

Tsipras pourrait être réélu

De plus, c'est la troisième fois que les Grecs votent en à peine neuf mois. Il y a déjà eu les législatives en janvier et donc le référendum de juillet, où 62% de la population avait dit non. Les Grecs ont ainsi le sentiment que, quoi qu'ils votent, l'avenir est tout tracé. Ce qui fait craindre un fort taux d'abstention, peut-être record.

Mais tout le paradoxe de cette élection, c'est que Aléxis Tsípras pourrait être réélu. Malgré une cote de popularité en berne, le leader de Syriza, parti fondé sur les idées de gauche radicale, représente encore la nouvelle vague avec une certaine jeunesse et, peut-être, un dernier espoir pour les Grecs. Face à lui, son principal adversaire, Evangélos Meimarakis, est un ancien ministre 61 ans. "Devant le dilemme ancien-nouveau, l'électorat préférera probablement le nouveau", analyse le politologue Georges Sefertzis au micro de RTL. Enfin, beaucoup disent que neuf mois ne sont pas suffisants pour faire changer les choses.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/