2 min de lecture Crise en Grèce

Grèce : le "non" de Tsipras au plan de réformes "absurdes" des créanciers

Face au parlement, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a fermement rejeté le plan de réformes de l'UE et du FMI, mais reste malgré tout confiant sur un prochain accord.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras le 5 juin 2015 face au parlement grec.
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras le 5 juin 2015 face au parlement grec. Crédit : ANGELOS TZORTZINIS / AFP
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Face aux créanciers de la Grèce, Alexis Tsipras ne se laissera pas faire. Le Premier ministre grec a rejeté ce vendredi, face au parlement, le plan de réformes de l'Union européenne et du FMI soumis ce mercredi aux dirigeants grecs par le le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, qu'il a qualifié de "désagréable surprise" et d'"absurde".

Pour le chef du gouvernement grec, c'est très simple : "il faut la retirer", a-t-il déclaré pendant une session extraordinaire du parlement visant à informer les élus de l'état des négociations en cours depuis le 20 février. "Le peuple grec nous dit : n'abandonnez pas vos demandes raisonnables. Ne cédez pas aux requêtes déraisonnables", a déclaré le Premier ministre

Un accord "plus proche que jamais"

Malgré ce "non" ferme, Alexis Tsipras a souligné que, malgré ces divergences, la conclusion d'un accord était "plus proche que jamais". À cet égard, la proposition grecque, qui repose sur des contraintes budgétaires moins fortes, est "la seule réaliste, a-t-il assuré.

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Cet accord doit "inclure" une clause sur "la viabilité de la dette" grecque, a insisté le Premier ministre grec afin de "donner une solution définitive face à l'incertitude" et "à la crise" en Grèce et en Europe. Cet aspect ne figure pas en l'état dans l'offre d'accord des créanciers et constitue un point de désaccord entre les créanciers eux-mêmes, UE et FMI.

Le Parlement à la rescousse

Parallèlement, le Premier ministre a appelé les parlementaires de tous les partis à soutenir "l'effort national" du pays en vue de conclure un accord avec les créanciers et à "dire clairement s'ils acceptent ou rejettent" la proposition d'accord que l'UE et le FMI ont présentée.

"C'est l'heure de prendre ses responsabilités", a martelé Alexis Tsipras, tentant de gagner "le consensus" du Parlement. On est parvenu à "un moment crucial", "dans la dernière ligne droite" des négociations entre Athènes et ses créanciers, a-t-il estimé après la décision du gouvernement jeudi de reporter le remboursement des sommes dues en juin au FMI, ce qui a créé la surprise en Europe et sur les marchés.

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