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Grèce : en cas de "oui" au référendum, Sarkozy appelle Tsipras à démissionner

Selon le président des Républicains Nicolas Sarkozy, le Premier ministre grec "s'est mis dans une situation impossible" avec ce référendum.

Nicolas Sarkozy le 4 juillet 2015 à La Ferté-Imbault pour la fête de la Violette.
Nicolas Sarkozy le 4 juillet 2015 à La Ferté-Imbault pour la fête de la Violette.
Crédit : GUILLAUME SOUVANT / AFP
AFP & La rédaction numérique de RTL

À la veille du référendum grec sur le plan d'aide européenne, Nicolas Sarkozy a estimé ce samedi 4 juillet lors de la fête de la Violette à la Ferté-Imbault, dans le Loir-et-Cher, que si les Grecs répondaient "oui", alors leur Premier ministre Alexis Tsipras, "qui ne partage aucune de nos valeurs", devrait "partir".

Selon le président des Républicains, "AlexisTsipras s'est mis dans une situation impossible. Si le peuple grec dit oui au plan que propose l'Europe, Tsipras est obligé de partir. Si les Grecs disent non, Tspiras ne peut plus négocier, parce qu'alors, il reviendrait négocier avec ses partenaires européens avec un mandat encore plus dur que celui d'avant le référendum". Au contraire de son ministre des Finances Yanis Varoufakis, qui n'a pas hésité à mettre son poste en jeu, le chef du gouvernement a refusé de dire si oui ou non il démissionnerait en cas de défaite.

Le fait nouveau, c'est que la Grèce s'est dotée d'un Premier ministre qui ne partage aucune de nos valeurs

Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy n'a pas manqué de rappeler qu'il avait également pris part à la crise grecque en affirmant avoir "tout fait" avec Angela Merkel "pour la Grèce ne sombre pas", en référence à son quinquennat. "Le fait nouveau, c'est que la Grèce s'est dotée d'un Premier ministre qui ne partage aucune de nos valeurs, qui n'assume aucune des responsabilités qui devraient être celles d'un Premier ministre d'un grand pays d'Europe, qui dit aux créanciers qu'il en a peu à faire de ce qu'ils pensent", a-t-il déploré.

"Moi je veux dire au Premier ministre grec, 'prenez garde Monsieur, parce que les créanciers, ce sont les contribuables français, les contribuables européens. Ils ont joué la règle de la solidarité avec leurs frères européens, vous n'avez pas le droit de les insulter, vous n'avez pas le droit de fuir les responsabilités qui sont les vôtres'".

Hollande pris à parti

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François Hollande en a également pris pour son grade. L'ancien chef d'État a reproché au président et son gouvernement de n'avoir "ni plan A ni plan B" sur cette question. "Monsieur Hollande dit 'il faut chercher des compromis'. Certes, mais pas avec n'importe qui et pas n'importe quel compromis", a-t-il insisté.

"Quand Alexis Tsipras a été élu, d'abord, qui s'est réjoui en France ? Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen!", a-t-il ajouté, pointant "l'invraisemblable complaisance médiatique dont bénéficie ce gouvernement grec, composé de ministres d'extrême gauche alliés à des ministres d'extrême droite". "Et qui a reçu le Premier ministre d'un gouvernement composé de l'extrême gauche et de l'extrême droite? François Hollande", a-t-il également dit.

"C'était en janvier dernier. Depuis, Alexis Tspiras a multiplié les provocations, les mensonges, les promesses qu'il savait ne pouvoir tenir. Son ministre de la Défense, membre du parti d'extrême droite qui partage tant avec Mme Le Pen, puisqu'elle le revendique comme un ami a dit : 'si l'Europe ne paie pas, nous déferlerons et nous laisserons déferler au travers de notre frontière avec la Turquie des hordes d'irréguliers y compris, précise-t-il, des jihadistes'."  "Quand un ministre dit cela, le devoir des républicains et des démocrates que nous sommes en Europe, c'est d'arrêter toute discussion tant que des excuses n'ont pas été présentées", a-t-il asséné.

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