2 min de lecture Grèce

Grèce : 17.000 personnes manifestent contre l'austérité

De grandes manifestations ont eu lieu en Grèce contre l'austérité.

Des manifestants protestent contre les mesures d'austérité en Grèce le 7 septembre 2013.
Des manifestants protestent contre les mesures d'austérité en Grèce le 7 septembre 2013. Crédit : SAKIS MITROLIDIS / AFP
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et AFP

Les critiques contre les mesures d'austérité ne faiblissent pas en Grèce. Environ 17.000 personnes, selon la police, ont manifesté samedi 7 septembre au soir à l'appel des syndicats à Salonique (nord) contre les politiques d'austérité, qui se poursuivent en Grèce depuis quatre ans. "Tous ensemble pour battre la rigueur et la pauvreté" était inscrit sur la banderole principale des centrales du secteur privé GSEE et du public Adedy, a constaté un journaliste.

Milliers de policiers

Environ 4.500 policiers ont été déployés à Salonique, deuxième ville grecque dans le nord, pour assurer la sécurité, selon une source policière. Les manifestants ont marché dans le centre de la ville, fermé à la circulation automobile pour plus de quatre heures. En marge de la manifestation, un groupe d'une cinquantaine de personnes ont jeté des pierres et des bouteilles contre les forces anti-émeutes, qui ont riposté en faisant usage des gaz lacrymogènes. Une vingtaine d'interpellations ont eu lieu, selon la même source policière.

Les rassemblements ont été organisés à l'occasion de l'inauguration samedi matin par le Premier ministre Antonis Samaras de la 78e Foire internationale de Salonique, qui marque chaque année en septembre la rentrée politique et économique. Samaras s'est dit confiant sur le retour du pays à la croissance en 2014 et sur la réalisation d'un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) tout en insistant sur la poursuite des réformes pour assainir l'économie.

La grogne sociale commence de nouveau à monter

Outre le cortège principal des syndicats, trois autres rassemblements ont eu lieu, dont celui de la gauche extraparlementaire, des associations et partis qui s'opposent à l'installation des mines d'or dans la région proche de Chalcidique et du syndicat communiste Pame.

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Des employés des deux usines d'équipement de défense, contrôlées par l'Etat, Elvo (fabrication de véhicules) et HDS (industrie aérospatiale), et de la compagnie métallurgique Larco, qui seront privatisées, ont également manifesté en arborant des drapeaux noirs.
Alexis Tsipras, chef du principal parti de l'opposition, la Gauche radicale Syriza, a participé aux manifestations et a appelé "à des élections" anticipées pour rejeter les politiques de rigueur.

La grogne sociale commence de nouveau à monter surtout après la vague des mutations dans la fonction publique, entamée récemment par le gouvernement dans le cadre de la restructuration du secteur public. Le syndicat des professeurs du secondaire Olme devrait observer une grève après la rentrée scolaire le 11 septembre et l'Adedy suivra avec des arrêts de travail les 18 et 19 septembre.

"La Grèce tourne la page après six ans de récession (....), il n'y aura pas de nouvelles mesures de rigueur", a toutefois assuré Samaras. "Dans une ville où les entreprises ferment et le taux de chômage a explosé, M. Samaras fait preuve d'hypocrisie et raconte des mensonges", a rétorqué Tsipras.

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