1 min de lecture Grande-Bretagne

Grande-Bretagne : un ex-espion russe au service de la reine empoisonné à Londres

Comme au temps de la Guerre froide, un ex-espion russe au service de Sa Majesté, arrêté en Russie puis libéré lors d'un échange d'espions en 2010, se trouve dans un état critique après avoir été mystérieusement empoisonné en Grande-Bretagne.

Une vue du palais de Westminster à Londres (Illustration)
Crédit Image : Oliver Dixon/Shuttersto/SIPA

C'est une histoire digne d'un James Bond. Dimanche 4 mars, un homme d'une soixantaine d'années a été retrouvé inconscient sur un banc d'un centre commercial dans une ville près de Londres, en compagnie de sa fille de trente ans, Youlia, dans le même état. Il s'agit de Sergueï Skripal, un ex-colonel du renseignement militaire russe, a confirmé le ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson. 

Les deux victimes ont été mystérieusement empoisonnées. Le ministre a ajouté que "si l'enquête démontre la responsabilité d'un Etat, le gouvernement répondra de façon appropriée et ferme" . 

Les deux personnes "sont traitées pour une exposition présumée à une substance toxique, a précisé la police. Les deux personnes, dont nous pensons qu'elles se connaissent, ne présentaient aucune blessure visible". "Ils donnaient l'impression d'avoir pris quelque chose de fort", a raconté à la BBC Freya church, un témoin de la scène. 

Comme au temps de la Guerre froide

Accusé d'espionnage au profit du Royaume-Uni, il avait été condamné à 13 ans de prison en Russie en 2006. Il avait été payé 100.000 dollars pour fournir au MI6, le renseignement britannique, les noms des agents russes présents en Europe, selon la BBC.

Avec trois autres agents russes, il avait fait l'objet d'un échange en 2010 contre dix agents du Kremlin expulsés par Washington, dont Anna Chapman, une jeune femme d'affaires russe surnommée la "nouvelle Mata Hari" à New York. Cet échange, au terme duquel il s'était réfugié en Angleterre, était le plus important depuis la fin de la guerre froide. 

Cette affaire a immédiatement fait ressurgir le souvenir de l'affaire Litvinenko, du nom d'un ex-agent du FSB (services secrets russes) et opposant à Vladimir Poutine, empoisonné en 2006 à Londres au polonium-210, une substance radioactive extrêmement toxique.

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