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Gabon : Ali Bongo met en cause des Français arrêtés pour avoir "cassé et pillé"

INVITÉ RTL - Réélu à la présidence du Gabon le 27 août dernier dans une élection contestée par les soutiens de Jean Ping, son opposant, Ali Bongo s'exprime pour la première fois dans un média français.

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Ali Bongo met en cause des Français arrêtés pour avoir "cassé et pillé" Crédit Image : WITT/SIPA | Crédit Média : RTL | Date :
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Elizabeth Martichoux et Julien Absalon

Au micro de RTL, Manuel Valls affirmait que la France se trouvait sans nouvelles d'une "quinzaine de ses ressortissants" au Gabon, en proie à un inquiétant bras de fer entre pouvoir et opposition depuis la proclamation officielle de la courte victoire d'Ali Bongo lors de l'élection présidentielle du 27 août dernier. La situation est suivie de près par le Quai d'Orsay, en raison de la présence dans le pays de 15.000 Français qui y vivent et travaillent.

Sur RTL, pour sa première interview à un média français depuis le scrutin, Ali Bongo explique que plusieurs ressortissants français figurent parmi des manifestants accusés de violences. "Le ministère des Affaires étrangères m'a indiqué que l'ambassade de France lui a communiqué une liste de six noms. Ils sont en cours d'identification. Ils sont parmi tous ceux qui ont cassé et pillé. Ils ont donc été arrêtés dans ce cadre là", explique Ali Bongo, dont la réélection pour un nouveau septennat est contestée par les soutiens de son rival Jean Ping, qui a proclamé sa victoire.

Compte tenu de leur double nationalité, ces ressortissants français sont d'abord considérés comme Gabonais par le pouvoir en place, ce qui pourrait réduire la marge de manœuvre de la diplomatie française. "Sur le territoire gabonais, nous reconnaissons d'abord la nationalité gabonaise, et pas une autre. Donc dans ce cadre-là, ils sont traités comme tous les Gabonais. La bi-nationalité ne saurait être un motif pour violer les lois et se comporter tel qu'ils l'ont fait. Si un Gabonais qui avait la nationalité française sur le territoire français commettait de tels actes, il serait arrêté", ajoute fermement Ali Bongo, certain que "le chaos ne va pas s'installer".

Après plusieurs journées de violence dans le pays, notamment la capitale Libreville où l'Assemblée nationale a été incendiée, l'incertitude est grande autour du bilan humain. Si Jean Ping fait état de 50 à 100 morts, le pouvoir évoque d'autres chiffres : "Nous déplorons trois décès et une centaine de blessés. (...) Monsieur Ping a l'habitude d'avancer beaucoup de choses qu'il ne peut jamais prouver".

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