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Fusillade à Orlando : récit d'une soirée d'horreur au Pulse

À 2h02, alors que la soirée battait son plein dans cette boîte de nuit réputée de Floride, un tireur a ouvert le feu sur les clients. Le bilan, non définitif, fait état de 50 morts et 53 blessés.

Des Américains après la fusillade à Orlando qui a fait 50 morts dimanche 12 juin
Des Américains après la fusillade à Orlando qui a fait 50 morts dimanche 12 juin Crédit : GREGG NEWTON / AFP
Félix Roudaut
Félix Roudaut
et AFP

Comme chaque week-end à Orlando (Floride), des centaines de fêtards se pressent devant l'entrée du Pulse. Dans la nuit du samedi 11 juin, le programme de cette boîte de nuit emblématique de la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres) de Floride (États-Unis) annonce une nuit de folie. Autoproclamé "club le plus chaud d'Orlando", le night-club organise une soirée latino qui promet de détonner. 

Des lumières stroboscopiques rythment les pas de danse endiablés de noctambules enivrés par une musique électronique. Connue du milieu de la nuit, la drag queen Portoricaine Kenya Michaels électrise son public qu'elle doit faire danser jusqu'à la fermeture du club, prévue pour 2h30. Les douze coups de minuit sont passés depuis longtemps, la soirée bat son plein dans l'établissement surchauffé et saturé en basses. 

Viens nous chercher. Viens nous chercher. Ils sont en train de tirer

Victime de la fusillade
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À 2h02, alors que la soirée se termine, d'étranges détonations se font entendre. "J'ai d'abord cru que c'était de la musique", témoigne un jeune homme à l'Orlando Sentinel. La terrible réalité le rattrape lorsqu'il aperçoit quelqu'un le bras en sang. Un tireur fou vient de s'introduire dans l'établissement, semant la mort avec son fusil d'assaut semi-automatique AR-15 et une arme de poing

Guidés par leur instinct de survie, les badauds se jettent au sol. D'autres courent en hurlant et tentent de trouver une issue à cet enfer. "Il y a eu une courte pause dans les tirs et certains d'entre nous ont pu se lever et sortir en courant par-derrière", livre un client du Pusle à Sky News. Certains essayent de contacter leurs proches. "Viens nous chercher. Viens nous chercher. Ils sont en train de tirer. Ils sont en train de tirer", écrit une jeune fille atteinte par un tir à sa mère à 2h07. 

Pire tuerie de masse de l'histoire américaine

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Cloîtrés dans les toilettes, certains clients tentent d'alerter le 911, fameux numéro d'urgence de la police américaine, comme le relève Francetvinfo. Arrivés sur place, les policiers comprennent rapidement la situation. Un véritable massacre est en cours. Aux abords du club, beaucoup de rescapés sont en sang. Retranché dans la discothèque, le tireur retient de nombreuses personnes dans ce que la police n'hésite pas à qualifier de "prise d'otage". 

Vers 5 heures du matin, l'assaut est lancé par le SWAT, l'unité d'élite de la police. Deux explosions retentissent, des vitres volent en éclat. Neuf policiers pénètrent dans la discothèqueOmar Mateen, un homme de 29 ans formellement identifié par le FBI comme étant le tireur, tente d'abord de résister. Il tire sur un agent de police, l'atteignant à la tête. L'homme doit sa survie à son casque en kevlar. Omar Mateen sera quant à lui abattu, après avoir perpétré la pire tuerie de masse de l'histoire des États-Unis. 

Avant de se rendre au Pulse, Omar Mateen aurait appelé le 911 et prêté allégeance à l'État islamique. L'organisation terroriste a d'ailleurs revendiqué la responsabilité de la fusillade, qui a fait au moins 50 morts et 53 blessés, selon le maire de la ville, Buddy Dyer. La ville d'Orlando a déclaré l'état d'urgence peu après la fusillade, même si le FBI est convaincu qu'il n'y a pas d'autres menaces. 

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