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Fusillade à Orlando : ce que l'on sait de l'attaque qui a fait au moins 50 morts

Au moins 50 personnes sont décédées dans l'attaque d'un club gay à Orlando dans la nuit de samedi. Une enquête pour "acte de terrorisme" a été ouverte alors que l'État islamique a revendiqué la responsabilité de l'acte.

Devant la boîte de nuit gay à Orlando où 50 personnes sont mortes
Devant la boîte de nuit gay à Orlando où 50 personnes sont mortes
Crédit : GERARDO MORA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
James Abbott
James Abbott

Une tragédie. Au moins 50 morts et 53 blessés ont été recensés après une horrible fusillade dans une boîte de nuit gay d'Orlando au États-Unis (Floride). L'état d'urgence a été déclaré dans la ville, même si le FBI est convaincu qu'il n'y a pas d'autre menace. C'est le maire de la ville, Buddy Dyer, qui a annoncé ce nouveau bilan, ce qui serait l'attentat le plus meurtrier depuis le 11 septembre et qui est la pire fusillade de l'histoire des États-Unis.

Un bilan initial avait fait état de 20 morts et une quarantaine de blessés. L'auteur de la fusillade, qui est mort lors d'un échange de tirs avec la police, a été identifié par plusieurs chaînes de télévision comme étant Omar Mateen, un citoyen américain d'origine afghane. Selon CNN qui cite une source officielle, il aurait prêté allégeance à l'État islamique juste avant la tuerie. L'État islamique a ensuite revendiqué la responsabilité de l'attaque dans la soirée.

Le président François Hollande a condamné "avec horreur" la tuerie dans un communiqué publié dimanche par l'Élysée. Le chef de l'État "exprime le plein soutien de la France et des Français aux autorités et au peuple américain dans cette épreuve".

Qui est le tireur ?

Le principal suspect, Omar Seddique Mateen, a donc été identifié par plusieurs chaînes de télévision comme un citoyen américain d'origine afghane né à New York (États-Unis). L'homme âgé de 29 ans n'avait pas de casier judiciaire. Il a tiré avec une arme de poing et un fusil-mitrailleur qui ont été retrouvés dans la boîte de nuit Pulse avant d'être tué dans des échanges de tirs avec les forces de l'ordre dans la discothèque.

L'homme est soupçonné par le FBI d'avoir prêté allégeance à l'État islamique. Selon l'agence Amaq liée aux jihadistes, il serait bien un "combattant de l'EI". Il aurait appelé le 911, le numéro des urgences aux USA, pour revendiquer l'attaque peu avant la tuerie. Omar Mateen vivait à environ 200 kilomètres au sud-est d'Orlando, dans la ville de Port Saint-Lucie, selon plusieurs médias américains.

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Lors d'une conférence de presse tenue dimanche 12 juin, l'ex-femme d'Omar Matten a dépeint un mari "qui tenait à sa famille et adorait plaisanter". Mais très vite, son compagnon devient instable, bipolaire et "s'énervait sans raison". Sitora Yusufiy assure cependant n'avoir jamais entendu son ex-mari, musulman pratiquant, faire de l'apologie du terrorisme. "Il n'y avait absolument aucun signe" que ses amis soient des radicaux, selon elle. 

Parmi ses amis, son ex-compagne évoque des policiers. "Il voulait être policier alors il s'entraînait avec ses amis qui étaient policiers et il avait un permis de port d'arme valide en Floride", relate la femme depuis Boulder (Colorado). Omar Mateen avait travaillé comme gardien dans un établissement pour délinquants juvéniles, ce qui lui avait valu le port d'armes. Sitora Yusufiy déclare cependant avoir senti la violence monter chez son mari, au point de devoir appeler ses parents à l'aide. "Il était instable mentalement, et malade mentalement" assure-t-elle, racontant que son ex-mari prenait des stéroïdes.

Le père du tueur présumé, interrogé par la chaîne NBC, assure que la tuerie n'a rien à voir avec la religion. Il s'est excusé pour les actes de son fils dont il n'était pas au courant de la préparation de ses actions. Il raconte que son fils s'était énervé après avoir vu deux hommes s'embrasser à Miami il y a quelque temps. 

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Un acte de "terreur et de haine", condamne Barack Obama

Le FBI a ouvert une enquête pour "acte de terrorisme" et étudie toute connexion avec le groupe État islamique, aux États-Unis ou à l'étranger. Le caractère homophobe de cet attentat est avéré, alors que l'État islamique a affirmé que c'était un de ses combattants qui était responsable de l'attaque.  Omar Mateen avait attiré l'attention de la police dès 2013 pour des remarques à ses collègues "laissant penser à un lien avec des terroristes". Cependant, l'enquête avait été abandonnée après deux interrogatoires, faute d'avoir pu "vérifier le contenu de ses commentaires". Il avait été de nouveau interrogé pour des liens supputés avec un kamikaze américain, Moner Mohammad Abusalha, mort en Syrie. Là encore, sans suite. 

Le président Barack Obama a condamné "un acte de terreur et de haine" qui ne pourrait "changer qui nous sommes". Lors d'une brève allocution en direct de la maison blanche, dimanche 12 avril, le chef d'État américain a estimé que le FBI avait "bien fait d'ouvrir une enquête pour terrorisme". Il a également ordonné que les drapeaux soient mis en berne en hommage aux victimes sur tous les bâtiments fédéraux.

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