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Frappes aériennes en Syrie : la France attaquera Daesh "dans les prochaines semaines"

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian indique ce mercredi que la France effectuera prochainement ses premières frappes contre l'État islamique.

François Hollande et Jean-Yves Le Drian le 29 juillet 2015 à Paris.
François Hollande et Jean-Yves Le Drian le 29 juillet 2015 à Paris. Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
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L'échéance de l'intervention française en Syrie se précise. La France effectuera ses premières frappes aériennes contre l'organisation État islamique (EI) "dans les prochaines semaines", annonce le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian ce mercredi 16 septembre. 

Interrogé sur France Inter sur l'échéance à laquelle les chasseurs français, qui effectuent depuis le 8 septembre des vols de reconnaissance au-dessus de la Syrie, passeraient à des frappes, le ministre répond : "Dans les prochaines semaines, dès que nous aurons des cibles bien identifiées". Jean-Yves Le Drian se refuse à plus de précisions, alors que François Hollande a estimé lundi que des frappes seraient "nécessaires". "Je ne vais pas vous indiquer tous les plans de vols", indique le ministre de la Défense. "Ce serait une erreur tactique."

Chute de Bachar el-Assad ?

"Aujourd'hui Daesh (acronyme arabe de l'EI) a progressé de telle sorte qu'elle menace à la fois l'Armée syrienne libre et la résistance syrienne dans la région d'Alep mais aussi, derrière l'axe Damas-Homs, le Liban si d'aventure Daesh arrivait à percer cette ligne", précise Jean-Yves Le Drian. Dans ce contexte, la France rassemble du renseignement avec tous les moyens dont elle dispose, notamment avions et satellites. 

Par ailleurs, la raison pour laquelle les Russes renforcent leur présence militaire dans le fief du président syrien Bachar el-Assad, à Lattaquié (nord-ouest), reste difficile à clarifier. "Est-ce que cela veut dire qu'ils se protègent contre une éventuelle chute de Bachar el-Assad ? C'est une question qu'il faudrait leur poser", estime le ministre. "Ce qui importe, c'est que la Russie fasse partie de la solution et la solution ne passe pas par Bachar el-Assad", souligne-t-il. 

Déjà des vols de reconnaissance

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Jean-Yves Le Drian dément tout accord implicite avec le régime de Damas, pour que les avions français puissent survoler le territoire syrien sans s'exposer au feu anti-aérien syrien. "Toute opération aérienne est risquée et nous prenons les dispositions nécessaires pour éviter à nos pilotes les dangers qui sont là", commente-t-il. 

La France, qui participe depuis un an à la coalition contre l'EI en Irak, a lancé la semaine dernière des opérations aériennes de reconnaissance au-dessus de la Syrie, ce qu'elle s'était interdite jusque-là, par crainte que cela ne profite au président syrien.

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