1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. La France va étendre ses frappes contre l'État islamique à l'Irak
3 min de lecture

La France va étendre ses frappes contre l'État islamique à l'Irak

Le président de la République a donné lors du Conseil de défense qui s'est tenu à l'Élysée jeudi "les instructions nécessaires à l'intensification des opérations militaires en cours pour lutter contre l'État islamique en Syrie comme en Irak", a annoncé l'Élysée dans un communiqué.

François Hollande sur le perron de l'Élysée jeudi 19 novembre 2015
François Hollande sur le perron de l'Élysée jeudi 19 novembre 2015
Crédit : AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

La France va étendre ses frappes contre l'État islamique à l'Irak. Le président François Hollande a ordonné l'"intensification" des opérations des frappes contre le groupe État islamique (EI) en Syrie mais aussi en Irak, a annoncé l'Élysée jeudi soir dans un communiqué. "François Hollande a donné les instructions nécessaires à l'intensification des opérations militaires en cours pour lutter contre Daech en Syrie comme en Irak", écrit la présidence dans ce communiqué diffusé à l'issue d'un Conseil de défense. 

Depuis les attentats du 13 novembre, les avions de combat de l'armée de l'air française et d'autres nations, dont la Russie, ont frappé les positions de l'État islamique dans ces deux pays. L'état-major français a indiqué jeudi que les frappes menées dans son fief syrien de Raqqa avaient détruits 35 objectifs et que 60 bombes avaient été tirées sur six sites, rapporte Le Monde. Plusieurs organisations disposant de personnels à Raqqa, comme le groupuscule Raqqa Is Being Slaughtered Silently (Raqqa est massacrée en silence) ont assuré que les bombardements de dimanche n'avaient pas fait de victimes civiles.

Le porte-avions Charles-de-Gaulle doit arriver en fin de semaine en Méditerranée orientale pour tripler la capacité aérienne française dans la région (38 avions). Le Président recevra vendredi après-midi le roi du Maroc Mohammed VI, pour s'entretenir de la lutte contre le terrorisme. C'est, entre autres, un renseignement marocain qui a mené les enquêteurs sur les traces d'Abaaoud, selon une source proche de l'enquête.

La rédaction vous recommande

Une résolution proposée à l'ONU

La France a par ailleurs proposé jeudi au Conseil de sécurité de l'ONU une résolution réclamant de prendre "toutes les mesures nécessaires" pour contrer l'État islamique. Ce texte "demande aux Etats qui ont la capacité de le faire de prendre toutes les mesures nécessaires (..) pour redoubler d'efforts et coordonner leurs efforts afin de prévenir et stopper les actes terroristes commis spécifiquement" par l'EI, ainsi que par d'autres groupes terroristes associés à Al-Qaïda. Le texte fait référence à des mesures prises "sur le territoire sous le contrôle de Daech (un acronyme de l'EI en arabe, ndlr) en Syrie et Irak" et en conformité avec les lois internationales.

À lire aussi

Dans ce projet, le Conseil réitère sa condamnation non seulement des attentats de Paris mais aussi des récentes opérations perpétrées en octobre et novembre par l'EI à Sousse (Tunisie), à Ankara, à Beyrouth et contre un avion russe abattu au-dessus du Sinaï égyptien. Il invite à nouveau les pays à "intensifier leurs efforts" pour empêcher leurs citoyens de rejoindre les rangs de l'EI en Syrie et en Irak et pour tarir les sources de financement des groupes extrémistes. 

Il ne s'agit pas d'une autorisation légale donnée par l'ONU aux raids menés en Syrie et Irak contre l'EI mais d'un "soutien politique aux opérations engagées ou à venir", a expliqué un diplomate. Les raids aériens français, a-t-il souligné, ont pour base légale l'article 51 de la charte de l'ONU qui permet à tout pays de se défendre contre une attaque. Paris espère faire adopter ce texte dans les prochains jours, au plus tard au début de la semaine prochaine.

Une nouvelle mouture pour la résolution russe

La Russie a de son côté présenté mercredi soir au Conseil une nouvelle mouture de son projet de résolution déjà proposé fin septembre par Vladimir Poutine. Mais ce texte se heurte à de fortes réticences des Occidentaux car il préconise d'associer le régime de Bachar al-Assad à la lutte contre les groupes  extrémistes en Syrie.

Le texte russe "semble légitimer l'autorité de Bachar al-Assad", a déploré l'ambassadeur britannique Matthew Rycroft. La nouvelle version "n'a pas beaucoup changé" par rapport à la première et "ne tient pas compte des préoccupations exprimées (par Londres) et d'autres pays" fin septembre. 

L'ambassadeur, qui préside le Conseil en novembre, a dit soutenir l'initiative française qui "met l'accent sur la rapidité et l'unité". En revanche, a-t-il estimé, le projet de Moscou "n'a pas grand chance" d'être adopté.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/