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Faut-il limiter les logements Airbnb ?

Les habitants de San Francisco, en Californie, doivent se prononcer sur une proposition pour encadrer les logements de courte durée dans la ville qui vise principalement le site de location Airbnb.

Le site Airbnb
Le site Airbnb
Crédit : AFP
Guillaume Arlen
Guillaume Arlen

Le célèbre site de partage de logements est sous le feu des critiques dans sa propre ville. À San Francisco, siège de la firme américaine Airbnb, certains habitants souhaitent encadrer la location de logements de courte durée. À l'initiative de syndicats, d'élus locaux et de militants de gauche, un référendum est organisé mardi 3 novembre pour trancher la question.

Parmi les différentes mesures, c'est la proposition "F"  qui est au centre des débats. Celle-ci  vise à limiter à 75 nuits par an la location de son logement par un particulier. Actuellement, la loi permet à chacun de louer son logement pendant 90 nuits par an  s'il n'est pas présent et de façon indéfinie en sa présence. les anti-Airbnb souhaitent aussi imposer aux particuliers et à ce type de plateformes de déclarer le nombre de transactions effectuées chaque trimestre. Enfin, chaque personne (vivant à moins de 30 mètres) pourrait dénoncer son voisin et réclamer des dommages-intérêts en cas de non respect de ces nouvelles lois.

Riverains en colère

En cause notamment, la hausse des loyers et la crise immobilière. Certains riverains s'offusquent que des immeubles entier soient réservés à ce type d'annonces et les privent de lieux pour habiter. Ils soulignent aussi la fin de la vie de quartier, en raison de l'affluence de touristes seulement de passage. La hausse des loyers serait, quant à elle, significative. Plus rentable que des locations de longue durée, la formule séduit de plus en plus de propriétaires.

Mais l'idée n'est pas du tout au goût du site de partage. Airbnb a lancé de son côté une campagne en faveur du "non" au référendum et aurait déboursé 8 millions de dollars (plus de 7 millions d'euros) en lobbying. Le site dénonce notamment l'idée d'espionner ses voisins et de devoir être obliger d'informer l'État du lieu dans lequel on séjourne. Une atteinte fondamentale aux libertés individuelles, selon l'entreprise.

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Le pavé a été jeté dans la marre et l'onde de choc pourrait se propager à d'autres villes ayant une forte concentration de ce type de logements qui suscitent régulièrement des critiques. C'est le cas notamment de Paris, première destination touristique sur le site Airbnb, où les pouvoirs publics oscillent entre réglementation et libéralisation du marché.

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