2 min de lecture Vladimir Poutine

Ex-espion empoisonné : accuser la Russie, "du grand n'importe quoi" pour Poutine

En marge de sa réélection, Vladimir Poutine s'est exprimé, pour la première fois, sur les accusations britanniques d'empoisonnement d'un ancien espion russe. Le président russe s'est dit prêt à coopérer.

Theresa May et Vladimir Poutine
Theresa May et Vladimir Poutine Crédit : AFP / Montage RTL.fr
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Accuser Moscou d'avoir empoisonné sur le sol britannique l'ex-espion russe Sergueï Skripal est "du grand n'importe quoi", a estimé dimanche le président Vladimir Poutine, assurant que la Russie avait "détruit toutes ses armes chimiques" et était "prête à coopérer" avec Londres. "Que quelqu'un puisse penser qu'en Russie quelqu'un se permettrait de faire de telles choses juste avant l'élection et la Coupe du monde de football, c'est absurde, du grand n'importe quoi, cela n'a pas de sens", a déclaré Vladimir Poutine devant la presse après sa victoire à la présidentielle.

C'est la première fois que le président russe s'exprime sur cette affaire depuis que Londres a mis en cause la Russie dans l'empoisonnement le 4 mars de Sergueï Skripal et sa fille Ioulia par un agent innervant à Salisbury, ville du sud de l'Angleterre.

"La première chose qui me vient à l'esprit, c'est que si un gaz chimique militaire existait, les gens seraient morts sur le coup. C'est évident", a assuré le président russe, qui a affirmé avoir été mis au courant de l'affaire par les médias. "La deuxième chose, c'est que la Russie ne dispose pas de ce type de moyens. Nous avons détruit toutes nos armes chimiques sous la supervision d'observateurs internationaux", a-t-il affirmé.

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La Russie "prête à coopérer"

La Russie est "prête à coopérer" et à "participer aux enquêtes nécessaires", a-t-il déclaré. "Pour cela il faut que la partie d'en face (les Britanniques, ndlr) soient aussi intéressés. Pour l'instant, nous ne le voyons pas". L'empoisonnement de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, hospitalisés dans un état critique, a pris ces derniers jours des allures de confrontation Est-Ouest.

La Première ministre Theresa May a annoncé mercredi une série de sanctions contre Moscou, dont l'expulsion de 23 diplomates russes et le gel des contacts bilatéraux.
En représailles, le Kremlin a répondu samedi 17 mars par l'expulsion imminente de 23 diplomates britanniques et la cessation des activités du British Council en Russie.

Une expertise internationale

Des experts internationaux sont attendus lundi au Royaume-Uni, pour mener des tests sur la substance utilisée pour empoisonner l'ex-agent russe. Ces experts de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques doivent se voir remettre des échantillons de la substance utilisée contre Sergueï Skripal et sa fille, prélèvements qui "seront testés dans les laboratoires internationaux les plus réputés", a précisé dimanche le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson. Les résultats de ces tests devraient être connus au mieux "après deux semaines". 

Boris Johnson a par ailleurs affirmé dimanche que Londres disposait de "preuves que la Russie a non seulement cherché à développer des agents innervants à des fins d'assassinat ces dix dernières années, mais a aussi fait des réserves d'agents Novitchok", du nom de la substance utilisé dans l'empoisonnement de Sergueï Skirpal selon les autorités britanniques. 

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En marge de sa réélection, Vladimir Poutine s'est exprimé, pour la première fois, sur les accusations britanniques d'empoisonnement d'un ancien espion russe. Le président russe s'est dit prêt à coopérer.
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