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Décret anti-immigration de Donald Trump : la révocation de 60.000 visas annulée

Le texte qui visait les ressortissants de sept pays musulmans avait été bloqué par un juge fédéral vendredi 3 février.

Des manifestants à l'aéroport JFK de New York le 28 janvier 2017
Des manifestants à l'aéroport JFK de New York le 28 janvier 2017 Crédit : AFP
Eleanor Douet
Eléanor Douet
et AFP

La diplomatie américaine a annoncé samedi 4 février être revenue sur la révocation de quelque 60.000 visas pour les États-Unis après qu'un juge a bloqué le décret migratoire de Donald Trump, qui visait les ressortissants de sept pays musulmans.

"Nous avons renversé la révocation provisoire des visas entraînée par le décret présidentiel 13769. Les personnes munies de visas qui n'ont pas été physiquement annulés peuvent désormais voyager si le visa est valide", a expliqué une porte-parole du Département d'État dans un communiqué. 

Vendredi 3 janvier déjà, un juge fédéral de Seattle avait bloqué temporairement le décret du président américain Trump interdisant l'entrée aux États-Unis pour les ressortissants de sept pays musulmans, le revers le plus important pour cette mesure très controversée. 

Cette injonction temporaire du juge fédéral James Robart est valide sur l'ensemble du territoire américain, le temps qu'une plainte déposée lundi par le procureur de l'État de Washington, Bob Ferguson, soit examinée entièrement. La Maison Blanche a promis de répliquer à cette décision, qu'elle avait dans un premier temps qualifié de "scandaleuse", avant de renvoyer un communiqué supprimant ce terme. 

Blocage fédéral

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Les juges fédéraux de plusieurs autres États ont également statué contre l'interdiction depuis qu'elle a été décrétée vendredi dernier, notamment en Californie et dans l'État de New York, mais la décision du juge Robert est celle dont la portée est la plus vaste.

Bob Ferguson a porté plainte lundi pour invalider des points clés du décret présidentiel, qui ferme les frontières des États-Unis aux réfugiés pendant quatre mois et aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen) pendant trois mois. Les Syriens font l'objet d'une interdiction sans limitation de durée. "La constitution a vaincu aujourd'hui", a déclaré Bob Ferguson après l'annonce de la décision. "Personne n'est au-dessus de la loi, pas même le président". 

Une bataille loin d'être gagnée

Le gouverneur de l'État de Washington Jay Inslee a quant à lui qualifié la décision de "victoire éclatante" mais a averti que la bataille pour annuler le décret de Donald Trump n'était pas terminée. Bob Ferguson affirmait dans sa plainte que l'interdiction décrétée par le président allait à l'encontre des droits constitutionnels des immigrés et de leurs familles car elle visait particulièrement les musulmans. Les avocats représentant l'administration Trump ont répliqué que le président bénéficie de vastes pouvoir et qu'il est dans son droit en signant un décret pour protéger les Américains.

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