8 min de lecture Daesh

États-Unis : Obama promet des frappes contre l'État islamique "où qu'il soit"

Barack Obama a dévoilé mercredi sa stratégie contre l'État islamique, promettant d'attaquer leurs positions "où qu'il soit".

Obama a mis en garde la communauté internationale contre une réponse insuffisante face à Ebola.
Obama a mis en garde la communauté internationale contre une réponse insuffisante face à Ebola. Crédit : AFP / SAUL LOEB
micro générique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le président Barack Obama a annoncé mercredi qu'il est prêt à lancer des frappes aériennes contre l'Etat islamique "où qu'il soit", laissant entendre qu'il pourrait désormais pour poursuivre les jihadistes en Syrie, grâce à une coalition sur le terrain"Notre objectif est clair : nous affaiblirons, et, à terme, détruirons l'EI", devait déclarer le président américain dans une allocution solennelle visant à préparer l'Amérique à un long combat contre ces jihadistes ultra-radicaux
"Cette campagne anti-terroriste sera menée grâce à un effort constant et implacable pour frapper l'EI où qu'il soit, en utilisant notre puissance aérienne et notre soutien à des forces partenaires sur le terrain", devait ajouter le président américain, selon des extraits de son discours diffusés par la Maison Blanche.

Pas de troupes américaines a sol

Promettant que les Etats-Unis prendront la tête d'une "vaste coalition", Barack Obama devait réaffirmer, lors de ce discours prévu à 21h (jeudi à 1h GMT), à la veille du 13e anniversaire des attentats du 11-septembre, que l'envoi de troupes américaines de combat au sol était exclu.
Washington tente de mobiliser une large coalition internationale contre les jihadistes sunnites qui veulent établir un "califat" à cheval entre l'Irak et la Syrie et ont revendiqué la décapitation de deux journalistes américains.
Après plus de 150 frappes en Irak depuis un mois, le président américain indique donc sa volonté de poursuivre l'effort militaire en Syrie voisine.L'administration Obama se trouve cependant dans une position beaucoup plus délicate en Syrie, où elle a désormais un ennemi commun avec le président Bachar al-Assad.

Armer les rebelles syriens

Lors d'une conversation téléphonique, Obama et le roi Abdallah d'Arabie saoudite ont souligné mercredi qu'une opposition syrienne modérée plus forte était "essentielle" pour faire face aux jihadistes ainsi qu'au régime Assad "qui a perdu toute légitimité".

Le président américain a par ailleurs personnellement appelé des parlementaires pour qu'ils lui donnent formellement l'autorisation d'équiper et d'entraîner les rebelles syriens. Signe de la sensibilité politique du sujet, les républicains se réuniront jeudi matin à huis clos pour débattre de la marche à suivre.
Les Etats-Unis ont reçu l'appui de nombreux pays, comme la France, qui organisera lundi à Paris une conférence sur l'Irak, à laquelle participera John Kerry. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a précisé mercredi que la France, participerait "si nécessaire" à une action militaire aérienne en Irak.

L'armée irakienne "reconstitutée et entraînée" pour combattre l'EI

À lire aussi
Fabien Clain, l'un des deux frères Toulousains qui ont revendiqué les attentats du 13 Novembre à Paris. jihadisme
Terrorisme : l'aînée du clan Clain jugée pour avoir tenté de rejoindre la Syrie

A Bagdad, John Kerry, qui a entamé une tournée destinée à mettre en place une coalition internationale contre les jihadistes, a affirmé que l'armée irakienne, mise en déroute par l'EI au cours de ces derniers mois, serait "reconstituée et entraînée" avec l'aide des Etats-Unis et d'autres pays.

"Notre coalition internationale réussira à éliminer la menace en Irak, dans la région et dans le monde", a lancé John Kerry à quelques heures de l'allocution d'Obama.
Le chef de la diplomatie américaine a, comme le président, écarté l'idée d'envoyer des troupes de combat, "à moins bien sûr qu'il ne se passe quelque chose de très, très grave". Sa visite a été marquée par un double attentat à Bagdad qui a fait au moins 19 morts.

Les USA comptent sur le soutien des monarchies du Golfe

Après Bagdad, John Kerry se rendra mercredi soir à Amman puis jeudi à Jeddah, dans l'ouest de l'Arabie saoudite. Il y rencontrera les chefs de la diplomatie des six monarchies arabes du Golfe ainsi que des représentants d'Irak, de Jordanie, d'Egypte et de Turquie.
Les Américains veulent notamment obtenir le soutien des monarchies du Golfe qui, après avoir été accusées de financer des groupes radicaux, ont pris récemment conscience de la menace que représente l'EI pour leur propre stabilité.
Sur le terrain, les Etats-Unis mènent depuis le 8 août des frappes dans le nord irakien qui se sont révélées déterminantes dans la reprise par l'armée et les forces kurdes de certains secteurs.
La perception de la menace a changé aux Etats-Unis depuis la décapitation de deux journalistes, James Foley et Steven Sotloff. Selon un sondage réalisé pour le Washington Post et ABC News, plus de deux tiers des Américains soutiennent désormais des frappes aériennes américaines en Irak.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Daesh Barack Obama États-Unis
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants