3 min de lecture Barack Obama

Etats-Unis : révélation du " plus grand programme de surveillance de l’histoire récente"

L'administration Obama est dans la tourmente après les révélations de deux journaux, qui assurent que les équipe du renseignement américain espionneraient ses administrés.

Le président américain Barack Obama
Le président américain Barack Obama Crédit : AFP / Mandel Ngan
Rémi Sulmont
Rémi Sulmont et La rédaction numérique de RTL

“C’est probablement le programme de surveillance le plus important de l’histoire récente des États-Unis”, écrit le Washington Post. Selon le quotidien américain et le Guardianle renseignement américain récolterait les relevés téléphoniques aux Etats-Unis. Pire : il aurait accès aux serveurs de groupes informatiques comme Google et Facebook. Le nom de ce dossier top secret ? Prism.Prism

Quelle est l'ampleur de ces récoltes de données ?

Personne n'y échappe, de l'adolescente de Chicago à la star d'Hollywood en passant par le producteur d'oranges en Floride.
 
Tous les jours, plusieurs compagnies téléphonique transmettent, en vrac les informations de tous les appels passés, lieu et la durée de l'appel compris à la NSA, l'une des agences de renseignement ou encore au FBI. 

Les conversations ne sont pas enregistrées mais l'administration américaine peut piocher dans ces données à sa guise.
 
Les géants de l'internet, comme Facebook, Google, Yahoo et Skype donnent au gouvernement un accès permanent aux emails des utilisateurs identifiés comme étrangers. 

La NSA peut même consulter "les courriers électroniques, les chats vidéo et audio, les vidéos, les photos, les chats comme Skype, les transferts de fichiers, les détails des réseaux sociaux, et plus", ajoute The Guardian.
Au total, 2.000 rapports sont réalisés chaque mois par Prism. 77.000 rapports annuels de la NSA citent ces données. 20 millions de dollars sont investis chaque année dans ce programme.

Quelle est la réponse du gouvernement ?

À lire aussi
Barack Obama à berlin, le 6 avril 2019 États-Unis
Barack Obama critique ceux qui jugent les autres sur les réseaux sociaux

Selon les deux journaux à l'origine des révélations, ces pratiques sont héritées de l'ère Bush et approuvées par l'administration de Barack ObamaSans confirmer formellement l'existence de ce programme, la Maison Blanche a assuré qu'il était indispensable à la lutte antiterroriste."La priorité numéro un du président est la sécurité nationale des Etats-Unis. Nous devons avoir les outils nécessaires pour faire face aux menaces posées part, dont Facebook, Microsoft, Apple et Google", a déclaré un porte-parole de la présidence américaine.

“Ces révélations non autorisées mettent en péril nos efforts pour identifier les menaces sur notre sécurité nationale”, écrit James R. Clapper, directeur du renseignement national américain, dans un communiqué publié en ligne. Il ajoute que les articles incriminés contiennent “des erreurs” et souligne que Prism agit dans la légalité la plus totale. 

Quelle est la réponse des géants de l'information ?

De son côté, Google a répondu dans un communiqué aux deux médias qu'il n'existait pas de "porte d'entrée cachée" à ses serveurs pour les services fédéraux. 
Apple a lui aussi nié avoir connaissance de ce programme: "Nous ne fournissons aucun accès direct à nos serveurs à des agences gouvernementales, et toute agence de ce type recherchant des données sur un client doit obtenir un mandat judiciaire", a affirmé un porte-parole, Steve Dowling.

Quel est l'impact sur le gouvernement ?

Les experts sont tombés de l'armoire en découvrant l'ampleur de la collecte de données. Les défenseurs des droits accusent l'administration Obama d'espionner les américains et d'avoir étendus les programmes lancés sous Georges Bush.

"Cela va au-delà d'Orwell", a dénoncé Jameel Jaffer, de l'ONG American Civil Liberties Union (ACLU), en référence au livre futuriste de George Orwell, 1984.

La Une du Huffington Post
La Une du Huffington Post Crédit : La Une du Huffington Post

Une poignée d'élus, démocrates comme républicains, a eux aussi dénoncé une atteinte à la vie privée "indéfendable et inacceptable", selon les mots du sénateur Bernie Sanders. 

C'est une attaque stupéfiante contre la Constitution

Le républicain Rand Paul
Partager la citation

Mais au milieu des cris d'indignation, des républicains ont tenté d'expliquer que ces programmes ont servi à déjouer des attentats. L'administration Obama défendue par des républicains, c'est peut être le signe le plus inquiétant pour, celui que le très influent Huffington Post surnomme, en une, "George W Obama".

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Barack Obama Info International
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants