2 min de lecture Donald Trump

États-Unis : le décret anti-immigration de Trump validé par la Cour suprême

La plus haute instance judiciaire américaine a donné son feu vert au décret controversé défendu par le président américain. Deux audiences sont prévues cette semaine pour entendre la décision de juges qui s'y sont opposés en octobre.

Le président américain Donald Trump
Crédit Image : AFP / ERIK DE CASTRO

Nouveau rebondissement autour du décret anti-immigration voulu par Donald Trump, constamment réadapté avant de se voir invalidé. Ce lundi 4 décembre, la Cour suprême des États-Unis a autorisé l'application du texte dans sa totalité. Une victoire pour le chef d'État, qui défend cette mesure controversée au nom de la lutte contre le terrorisme. Ses détracteurs, eux, y voient un ciblage discriminatoire des populations musulmanes. 

Il s'agit de la troisième version du décret, plusieurs fois rejeté par diverses juridictions américaines depuis janvier dernier. Signée le 24 septembre dernier, elle interdit de façon permanente le franchissement des frontières américaines aux ressortissants de sept pays (Yémen, Syrie, Libye, Iran, Somalie, Corée du Nord et Tchad) et suspend l'entrée dans le pays de responsables gouvernementaux vénézuéliens. 

La mesure avait été suspendue le 17 octobre, la veille de son entrée en vigueur, par un juge de Hawaï, qui estimait que le texte peinait à démontrer en quoi l'entrée de plus de 150 millions de ressortissants étrangers des pays visés "nuirait aux intérêts des États-Unis". Un juge du Maryland a également bloqué la mesure. 

Les organisations de défense des droits civiques inquiètes

Au mois de novembre, une cour d'appel de San Francisco avait autorisé l’application partielle du décret, exemptant les "étrangers qui peuvent démontrer une relation authentique avec une personne ou une entité aux États-Unis". Avec la nouvelle décision de la Cour suprême, la mise en application totale du décret est autorisée. La justice d'appel doit se prononcer, avec deux audiences prévues cette semaine : mercredi pour la décision de Hawaï et vendredi pour celle du Maryland. 

Si plusieurs représentants de la Maison Blanche se sont félicités de cette décision, les organisations de défense des droits civiques et des réfugiés ont critiqué le jugement de la haute cour. Omar Jadwat, un responsable de l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), a dénoncé les "préjugés anti-musulmans du président Trump (qui) ne sont pas un secret". La responsable de l'International Refugee Assistance Project (IRAP) Mariko Hirose a quant à elle assuré que ce jugement "va empêcher de nombreuses personnes éligibles (à l'entrée aux États-Unis) de rejoindre leur famille, de reprendre leurs études ou de travailler."

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