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États-Unis : l'ex-patron du FBI charge Donald Trump et son administration

REPLAY - L'ancien directeur du FBI, limogé par Donald Trump, a raconté ses conversations privées avec le locataire de la Maison Blanche devant la commission du Renseignement du Sénat.

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Philippe Corbé : l'ex-patron du FBI charge Donald Trump et son administration Crédit Image : Mandel NGAN / AFP | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Julien Absalon
Julien Absalon
Journaliste RTL

C'était un témoignage très attendu. James Comey, ancien chef du FBI limogé en mai dernier par Donald Trump, a accablé ce dernier et son administration, jeudi 8 juin, lors de son audition publique devant la commission du Renseignement du Sénat américain. 

Interrogé à propos de l'enquête sur l'ingérence russe pendant l'élection présidentielle américaine et les soupçons de liens illicites entre l'entourage du président et le Kremlin, James Comey a d'abord prêté serment avant de répondre plus ou moins laconiquement aux questions de Richard Burr, le président de la commission.

Dans les premières minutes de son audition, James Comey a simplement répondu "non" lorsqu'il lui a été demandé si Donald Trump l'avait explicitement sommé de mettre un terme à l'enquête sur la Russie. Il a également assuré, par un même "non", qu'aucune requête dans ce sens n'avait été formulée par un "individu de l'administration".

Les demandes "dérangeantes" de Trump

Pour autant, s'il n'a jamais reçu d'ordre formel, James Comey a jugé que les demandes de Donald Trump à son égard étaient "très dérangeantes" mais que ce n'était pas son rôle de déterminer si le président américain avait fait entrave à la justice. Il a confié aussi avoir "craint honnêtement" que le président des États-Unis ne mente sur la nature de leurs rencontres. "C'est pourquoi j'ai pensé que c'était très important d'en garder la trace", a expliqué le policier, qui a consigné par écrit ses échanges avec le Président dès leur première rencontre début janvier à la Trump Tower. 

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James Comey a ainsi reconnu avoir organisé la fuite de ses notes de ses rencontres avec le président américain dans la presse. Le but de la manœuvre était de provoquer une enquête indépendante sur les ingérences russes dans l'élection. "J'ai demandé à un de mes amis de remettre le contenu de mes notes à un journaliste. Je ne l'ai pas fait moi-même pour différentes raisons, mais je l'ai fait parce que je pensais que cela pousserait à la nomination d'un procureur spécial", a détaillé l'ex-directeur du FBI. Dès le lendemain du leak, l'ancien directeur du FBI Robert Mueller avait été nommé pour faire toute la lumière sur cette affaire.

L'ancien directeur a accusé l'administration de Donald Trump de l'avoir "diffamé" ainsi que la police fédérale. "Ce sont des mensonges purs et simples", a-t-il clamé. "Bien que la loi n'exige aucun motif pour renvoyer un directeur du FBI, l'administration a choisi de me diffamer ainsi que le FBI, et c'est le plus important, en affirmant que l'agence était en déroute, qu'elle était mal gérée, et que les employés avaient perdu confiance dans leur directeur. Ce sont des mensonges purs et simples", a déclaré James Comey qui n'a pas manqué de mettre en avant l'honnêteté du FBI : "Le FBI est fort et le FBI sera toujours indépendant".

James Comey est également revenu sur la publication des nouvelles investigations sur les emails de Hillary Clinton, pendant la campagne présidentielle. Il a justifié ce choix en déclarant que Bill Clinton et le ministre de la Justice de l'époque s'étaient rencontrés sur le tarmac d'un aéroport, et selon le camp républicain, l'ancien président aurait tenté de l'influencer. 

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