1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. États-Unis : Donald Trump gracie l'ancien shérif controversé Joe Arpaio
2 min de lecture

États-Unis : Donald Trump gracie l'ancien shérif controversé Joe Arpaio

Ce partisan affirmé de Trump, qui s'est auto-baptisé "le shérif le plus dur d'Amérique", est accusé de zèle dans ses mesures ouvertement basées sur un ciblage discriminatoire des étrangers hispaniques.

Le sherif Joe Arpaio écoute Donald Trump le 25 janvier 2016.
Le sherif Joe Arpaio écoute Donald Trump le 25 janvier 2016.
Crédit : SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Félix Roudaut & AFP

Donald Trump a suscité une vague d'indignation après sa décision de gracier, vendredi 25 août, l'ancien shérif Joe Arpaio. L'homme âgé de 85 ans avait été condamné pour avoir fait preuve d'un zèle excessif à traquer les immigrés clandestins. "Après plus de 50 ans d'admirable service pour notre pays, il mérite un pardon présidentiel", a justifié la Maison-Blanche dans un communiqué.

"Il a protégé l'Arizona !", a abondé le 45e président des États-Unis sur Twitter. Joe Arpaio a lui aussi fait appel au réseau social préféré du président pour le remercier : "Je suis honoré et incroyablement reconnaissant au Président Trump. J'ai hâte de mettre ce chapitre derrière moi et d'aider à #MAGA (Make America Great Again, rendre sa grandeur à l'Amérique, ndlr)". "Merci @realdonaldtrump d'avoir compris ce qu'était vraiment ma condamnation : une chasse aux sorcières par des fidèles de l'administration Obama au ministère de la Justice !", a accusé l'ancien shérif dans un second tweet.

Le shérif avait été condamné fin juillet pour avoir violé l'injonction d'un juge fédéral lui interdisant ses patrouilles discriminatoires. Mardi 22 août, lors d'un rassemblement de ses partisans à Phoenix, en Arizona, le président républicain avait renoncé à faire cette annonce qui était alors attendue, pour éviter de faire dégénérer des manifestations tendues. Le milliardaire avait demandé à ses supporteurs si Arpaio avait été condamné pour "avoir fait son travail ?" et le public avait applaudi.

Donald Trump avait toutefois laissé entendre que ce n'était que partie remise : "Je ne vais pas le faire ce soir parce que je ne veux pas créer de controverse", mais "le shérif peut être tranquille", avait-il promis. Les réactions au pardon présidentiel, en plein ouragan potentiellement dévastateur pour le Texas (sud des Etats-Unis), n'ont pas tardé : le député démocrate Raul Grijalva, d'Arizona, a déclaré que "Joe Arpaio ne mérite pas de pardon. Toute sa vie il s'est conduit comme s'il était au-dessus des lois. Maintenant Trump lui montre qu'il avait raison".

Le président a choisi l'illégalité plutôt que la loi

Association de défense des libertés ACLU
À lire aussi

Un autre parlementaire démocrate, Joaquin Castro, du Texas, a été plus loin, qualifiant Joe Arpaio de "sectaire qui a ciblé la communauté hispanique pendant des années. Il aurait dû purger sa peine". La grande association de défense des libertés ACLU a estimé pour sa part vendredi 25 août que "le président a choisi l'illégalité plutôt que la loi, la division plutôt que l'unité et la douleur plutôt que la guérison".

Le commentateur républicain - mais très anti-Trump - Bill Kristol y voit une manœuvre du président pour habituer les gens à l'exercice de la grâce présidentielle afin de s'en servir si des proches sont condamnés dans l'affaire des soupçons d'ingérence russe dans l'élection de 2016.

Le shérif Arpaio a incarné durant près d'un quart de siècle un maintien de l'ordre implacable dans le comté de Maricopa, en Arizona (sud-ouest). Ce partisan affirmé de Donald Trump, qui s'est auto-baptisé "le shérif le plus dur d'Amérique", s'est forgé une réputation très controversée, certains voyant du zèle dans ses mesures ouvertement basées sur un ciblage discriminatoire et revendiqué des étrangers hispaniques.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/