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États-Unis : ce que l’on sait sur la fusillade de Dallas

ÉCLAIRAGE - Cinq policiers ont été tués et plusieurs autres blessés par un sniper lors d’une manifestation contre les violences policières jeudi 7 juillet à Dallas.

Des policiers se recueillent sur les lieux de la fusillade du 7 juillet à Dallas.
Des policiers se recueillent sur les lieux de la fusillade du 7 juillet à Dallas. Crédit : Gerald Herbert/AP/SIPA
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Geoffroy Lang
et AFP

Après de longues heures de panique, le calme est enfin revenu à Dallas (Texas) samedi 9 juillet. Quarante huit heures après la fusillade qui a coûté la vie à cinq policiers qui encadraient une manifestation contre les violences policières, les autorités américaines ont pu éclaircir les circonstances de ce drame. Le massacre de Dallas semble avoir été commis par un tireur isolé, et non pas deux ou trois snipers, comme annoncé pendant un moment par la police américaine.

La thèse d’un attentat terroriste a également été écartée. Le profil du tireur et ses déclarations pointent un massacre sur fond de haine raciale. La manifestation contre les violences policières du 7 juillet à Dallas se déroulait quelques jours après la mort deux hommes, afro-américains, sous les balles de policiers à Batôn-Rouge puis à Minneapolis.

Ce qu’il passé jeudi 7 juillet à Dallas

Alors qu’ils encadraient une manifestation contre les violences policières dans la soirée du 7 juillet, plusieurs policiers ont été soudain la cible d’un feu nourri vers 21h (heure locale). L'attaque a eu lieu à quelques rues de Dealey Plaza, l'endroit où avait été tué le président John F. Kennedy en 1963. La foule s’est aussi tôt dispersée et le bilan définitif fait état de cinq policiers tués et neuf blessés : sept membres des forces de l’ordre et deux civiles.

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Plusieurs suspects ont été interpellés dans la confusion qui a suivi la fusillade, alors que le chef de la police locale annonçait que les tirs avaient été exécutés par deux snipers au moins, depuis "une position surélevée". Les forces de l’ordre ont rapidement encerclé un suspect armé, retranché dans un parking, qui s’est révélé être l’auteur des coups de feu, identifié comme Micah Johnson. Après une tentative de négociation avortée, les forces de l’ordre ont décidé d’envoyer un robot de déminage lesté d’une charge explosive pour abattre le tireur.

Un ancien soldat proche d’organisations controversées de défense des Noirs

Lors des négociations avec les équipes d’interventions de la police, cet ancien soldat noir de 25 ans vivant dans la banlieue de Dallas a était "en colère" après la mort de Noirs aux mains de la police, qu'il voulait "tuer des Blancs, en particulier des policiers blancs", selon la police. Micah Johnson était réserviste de l'armée de terre américaine et avait été déployé en Afghanistan de novembre 2013 à juillet 2014.

Sur un compte Facebook attribué à Micah Johnson et désactivé depuis, ce dernier semble soutenir des organisations de défense des Noirs prônant la haine. Sur des photos de ce compte, on le voit le poing serré en l'air, un geste symbole des luttes d'émancipation des Noirs en Amérique. La police américaine a retrouvé à son domicile un véritable arsenal. "En fouillant le domicile du suspect, la police a découvert du matériel servant à fabriquer des bombes, des gilets pare-balles, des fusils, des munitions et un journal personnel de tactiques de combat", a-t-elle détaillé.

Des tensions raciales exacerbées

Le rassemblement "Black Lives Matter" à Dallas protestait contre la mort, en une semaine seulement, de deux hommes noirs, abattus par les forces de police américaines. Lundi 4 juillet, c'est Alton Sterling, 37 ans, qui avait été tué par les forces de l'ordre à Bâton-Rouge, puis le 7 juillet, c'est Philando Castile, 32 ans, qui a été abattu par la police à Minneapolis. Barack Obama a appelé la police américaine à se réformer, après ces morts qui ont rouvert le débat sur les brutalités policières aux États-Unis, à son arrivée à Varsovie, où il doit participer à un sommet de l'OTAN.

Barack Obama va écourter d'une journée son voyage en Europe pour se rendre au Texas, après s'être déplacé, mi-juin, à Orlando, théâtre d'une autre fusillade, qui a fait, elle, 49 morts, tous civils. Lors de son déplacement à Dallas, où cinq policiers ont été tués et sept autres blessés, le président américain pourrait revenir sur la question de la circulation des armes aux États-Unis, qu'il a régulièrement soulevée mais sans pouvoir agir, faute de majorité parlementaire. Barack Obam entend aussi discuter "de mesures politiques qui répondent aux disparités raciales persistantes dans notre système pénal", selon la Maison Blanche.

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