2 min de lecture Daesh

État islamique : Londres rejoint la coalition internationale

Les députés britanniques ont autorisé des frappes aériennes au Moyen-Orient, mais interdit l'envoie de troupes au sol.

Le Premier ministre britannique, David Cameron, le 27 mai 2014 à Bruxelles (Archives).
Le Premier ministre britannique, David Cameron, le 27 mai 2014 à Bruxelles (Archives). Crédit : AFP / Georges Gobet
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Les forces armées britanniques pourront effectuer desfrappes aériennes contre l'État islamique, mais ne pourront pas envoyer de troupes au sol. David Cameron a obtenu sans surprise vendredi le feu vert du Parlement au ralliement de Londres à la coalition militaire internationale contre l'organisation Etat islamique (EI), sur la base d'un consensus a minima pour des frappes aériennes limitées à l'Irak.

Cette motion autorise "l'usage des frappes aériennes" en Irak et stipule que Londres "ne déploiera aucun soldat britannique dans les zones de combat", soit une intervention calquée sur le modèle français. Elle a été adoptée par 524 députés, alors que 43 ont voté contre.

Le vote était acquis

Son vote ne faisait guère de doute, le Premier ministre britannique s'étant assuré, avant même l'introduction du texte devant la Chambre des communes, du soutien du chef de l'opposition travailliste, Ed Miliband.

David Cameron avait longuement déminé le terrain pour s'éviter un nouveau camouflet: il y a treize mois, les députés avaient mis leur veto à des représailles militaires contre le régime syrien de Bachar al-Assad accusé d'avoir eu recours à des armes chimiques.

Nous ne pouvons pas rester sans rien faire devant la menace de l'EI

Ed Miliband, chef de l'opposition
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S'adressant vendredi matin aux députés réunis en session extraordinaire, David Cameron les avait appelés à agir pour "protéger les Britanniques contre la menace posée par l'EI" et contribuer à "démanteler, et en fin de compte détruire, ce que le Président (américain Barack) Obama a justement qualifié de réseau de la mort".

"Nous ne pouvons pas rester sans rien faire devant la menace de l'EI", avait convenu peu après Ed Miliband.

Un engagement qui pourrait durer des années

David Cameron a souligné que l'intervention envisagée répondait à une requête express du gouvernement de Bagad et était donc "légale", et que "les seules troupes au sol seraient irakiennes et kurdes", à l'exclusion de tout déploiement terrestre britannique.

Face aux députés qui redoutent un enlisement comme en Afghanistan ou en Irak, il a convenu que l'engagement britannique serait "une affaire d'années plutôt que de mois".

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