2 min de lecture Irak

État islamique : l'Iran a refusé de coopérer avec les États-Unis

Le guide suprême iranien affirme avoir rejeté une demande de coopération américaine contre l'État islamique.

Ali Khamenei à Téhéran, en Iran, le 7 septembre 2014.
Ali Khamenei à Téhéran, en Iran, le 7 septembre 2014.
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

L'Iran ne particpera pas à la coalition internationale mise en place pour lutter contre l'État islamique en Irak et en Syrie. Téhéran a rejeté une demande de coopération des Etats-Unis contre le groupe jihadiste, a déclaré le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, selon son site officiel.

"Dès les premiers jours, les Etats-Unis via leur ambassadeur en Irak ont demandé une coopération contre Daech (acronyme en arabe de l'EI, ndlr). J'ai refusé car ils ont les mains entachées. Le secrétaire d'Etat américain a également demandé à Mohammad Javad Zarif (chef de la diplomatie iranienne, ndlr) et il a refusé", a déclaré l'ayatollah Khamenei, à la sortie de l'hôpital où il a été opéré de la prostate.

Les États-Unis cherchent un prétexte pour faire en Irak et en Syrie ce qu'ils font au Pakistan, bombarder les endroits qu'ils veulent sans autorisation

Ali Khamenei
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Il a estimé que les Etats-Unis cherchaient "un prétexte pour faire en Irak et en Syrie ce qu'ils font au Pakistan, bombarder les endroits qu'ils veulent sans autorisation" du gouvernement pakistanais, en référence aux attaques de drones sur les bases des talibans.

Pays voisin et allié de l'Irak, l'Iran n'a pas été invité à la conférence qui réunit lundi à Paris les représentants d'une vingtaine de pays, notamment les pays arabes du Golfe, pour définir le rôle de chacun dans la coalition internationale voulue par Washington pour combattre l'Etat islamique.

L'Iran est le principal allié de la Syrie

John Kerry a estimé vendredi que la participation de Téhéran à cette conférence "ne serait pas adéquate", notamment en raison de "l'implication de l'Iran en Syrie et ailleurs". L'Iran est le principal allié régional du régime syrien et considère l'ensemble de la rébellion armée comme des terroristes.

Cette absence a été regrettée par les dirigeants irakiens. Le président Fouad Massoum a affirmé que l'Iran avait fourni des les premiers jours de l'offensive des jihadistes une aide humanitaire et militaire à l'Irak et aux Kurdes irakiens.

Pour lutter contre le groupe jihadiste qui a conquis de larges pans de territoire en Irak et en Syrie, l'Iran prône le renforcement des "gouvernements irakien et syrien qui luttent de manière sérieuse contre le terrorisme", a par ailleurs déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, cité lundi par l'agence Isna.

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