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Etat islamique : "Je savais que le visage de Michael Dos Santos allait ressortir dans les médias"

REPLAY - Après Maxime Hauchard, Michael Dos Santos a été identifié comme le deuxième bourreau de la vidéo d'exécution de l'État islamique.

Mickaël Dos Santos, ou Abou Uthman de son nom jihadiste, dans des vidéos de propagande (capture d'écran)
Mickaël Dos Santos, ou Abou Uthman de son nom jihadiste, dans des vidéos de propagande (capture d'écran)
Crédit : RTL.fr
Etat islamique : "Je savais que le visage de Michael Dos Santos allait ressortir dans les médias"
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Sina Mir & Claire Gaveau

Après Maxime Hauchard, un deuxième Français a été identifié sur la vidéo de l'État islamique publiée dimanche 16 novembre où un otage américain et 18 soldats syriens ont été décapités.

Michael Dos Santos, âgé de 22 ans, est originaire de Champigny-sur-Marne a été reconnu par sa mère mais aussi par un ami d'enfance : "Ça a toujours été un sportif comme je l'ai connu. C'est bien Michael Dos Santos, j'en suis convaincu".

On ne peut pas dire qu'il s'est radicalisé en une semaine, il y a eu un apprentissage, un changement de physique

Un ami d'enfance de Michael dos Santos

En trois ans, le jeune d'origine portugaise a progressivement coupé les ponts avec sa mère et ses deux frères pour s'enfermer dans cette idéologie : "Je savais très bien que son visage allait ressortir dans les médias. On ne peut pas dire qu'il s'est radicalisé en une semaine, il y a eu un apprentissage, un changement de physique".

"Tout le monde à sa part de responsabilité"

Selon cet ami, l'État, la population, les gens qui ont permis cette radicalisation sont les principaux fautifs avec Abou Uthman, son nom de guerre : "Tout le monde a sa part de responsabilité. Les forces d'État n'ont pas été assez fortes pour lui (...) Il venait au lycée avec ses idées et a continué sa radicalisation jusqu'au point de partir en Syrie".

On a enlevé un fils à ses parents, on a enlevé son âme, son identité. Il s'est créé une autre identité et n'appartient plus à ses parents, à ses origines. Appartient-il encore à la France ?

Ami d'enfance de Michael dos Santos
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Le témoignage est poignant pour celui qui a grandi à ses côtés "On a enlevé un fils à ses parents, on a enlevé son âme, son identité. Il s'est créé une autre identité et n'appartient plus à ses parents et à ses origines" avant de questionner, "appartient-il encore à la France ?

1.100 citoyens français concernés

Si d'autres pays semblent tour à tour identifier leurs ressortissants comme la Belgique ou l'Angleterre, près de 1.100 citoyens français pourraient être impliqués dans ces filières djihadistes. Selon les estimations, 376 sont actuellement en Syrie ou en Irak. Les convertis représentent 20% de ces jihadistes qui sont, dans leur écrasante majorité, recruté sur internet.

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