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État islamique : deux Français ont mené des attentats suicide en Irak

Des casernes de la ville d'Haditha (Irak) ont été visées par deux français qui auraient lancé des camions bourrés d'explosifs contre ces bâtiments officiels.

Des forces irakiennes à Haditha le 5 mars 2012 (archives)
Des forces irakiennes à Haditha le 5 mars 2012 (archives)
Crédit : AFP
James Abbott & AFP

Deux Français ont mené des attentats suicide contre des casernes de milices sunnites et chiites près de la ville d'Haditha, dans l'ouest de l'Irak, a affirmé vendredi le centre de surveillance des sites jihadistes SITE, en citant une section du groupe État islamique (EI). La province Fourat, une division de l'EI dans l'ouest de l'Irak, a fait cette annonce sur des forums jihadistes et sur Twitter, selon SITE.

Le groupe, qui ne précise pas quand les attentats ont été menés, affirme que "des dizaines d'ennemis ont été tués et blessés dans les deux attaques" perpétrées par les deux combattants présentés comme Abou Maryam al-Firansi et Abou Abdoul Aziz al-Firansi, "al-Firansi" signifiant le Français en arabe.

450 français actuellement en Syrie et en Irak pour mener le jihad

"Deux chevaliers de l'Etat islamique ont lancé deux camions bourrés de tonnes d'explosifs contre des rassemblements et des repaires" de milices sunnites et chiites près de Haditha, affirme l'EI. "Le frère Abou Maryam al-Firansi a visé un quartier général" et "Abou Abdoul Aziz al-Firansi (...) a suivi avec un deuxième camion visant des casernes d'apostats", selon le message cité par SITE qui publie la photo des deux hommes.

Le 3 mai, une source proche des services antiterroristes français avait fait état à l'AFP de plus de 100 morts parmi les islamistes partis de France pour mener le jihad en Syrie et en Irak. Selon cette source, plus de 800 personnes sont allées en Syrie et en Irak, dont quelque 450 y sont encore et environ 260 ont quitté la zone.

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En ajoutant ceux qui ont émis le souhait de se rendre sur place ou ceux qui sont en route, 1.600 personnes environ sont impliquées en France dans les filières jihadistes. Le retour de ces combattants est considéré par les autorités françaises comme le principal facteur de risques d'attentats sur le sol national. 

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