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Esclavage en Libye : pour Paris, l'ONU doit faire bien davantage

Le Conseil de sécurité s'apprête à se réunir pour évoquer d'éventuelles sanctions contre des passeurs libyens qui vendent des migrants comme esclaves.

Des migrants sont vendus comme esclaves en Libye pendant leur fuite
Des migrants sont vendus comme esclaves en Libye pendant leur fuite Crédit : Capture d'écran CNN
benjamin pierret
Benjamin Pierret
et AFP

Le Conseil de sécurité se réunira mardi 28 novembre afin d'aborder d'éventuelles sanctions individuelles contre la traite d'êtres humains en Libye, où des migrants sont vendus comme esclaves. Selon Paris, à l'origine de cette réunion, l'ONU doit faire bien davantage contre ce fléau.

"La question des sanctions sera abordée", des "sanctions individuelles à l'égard des passeurs", a-t-on souligné de source diplomatique française à Paris. La France est le théâtre de manifestations récentes pour dénoncer l'existence d'un marché aux esclaves dans ce pays d'Afrique du Nord, mis en lumière par un reportage de la chaîne de télévision américaine CNN. Les images montraient des esclaves vendus pour 400 dollars. Une enquête a été déclenchée par le gouvernement libyen d'union nationale (GNA).

Selon la source diplomatique française, "la question de la saisine de la Cour pénale internationale (CPI) sera aussi posée" lors de la réunion du Conseil de sécurité. "On souhaiterait qu'elle soit plus impliquée et mène des enquêtes sur ces crimes et qu'ils soient documentés", a-t-on précisé de même source.

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Un "crime contre l'humanité", selon Emmanuel Macron

"Nous devons aller beaucoup plus loin de manière à dire non à une situation inacceptable", a souligné lundi devant des médias à New York l'ambassadeur français auprès de l'ONU, François Delattre. À l'initiative de l'Italie, présidente en exercice du Conseil de sécurité, plusieurs réunions ont déjà été organisées en novembre sur les mauvais traitements infligés à des migrants dans le monde, notamment en Libye. Il y a une semaine, l'ONU avait ainsi adopté une nouvelle résolution visant à renforcer les partages d'informations entre États membres. Emmanuel Macron, quant à lui, a dénoncé un "crime contre l'humanité" mercredi 22 novembre. 

Selon des ONG et des experts cependant, les gouvernements ont beau jeu de dénoncer aujourd'hui la violence subie par les migrants africains en Libye alors qu'elle est connue de longue date. "À part le citoyen lambda, tout le monde savait, les gouvernants, les organisations internationales, les leaders politiques", assène le Sénégalais Hamidou Anne, expert du centre de réflexion "L'Afrique des idées". "Les prises d'otages, les violences, la torture, les viols, sont monnaie courante en Libye, et l'esclavage, on en parle depuis longtemps", abonde Alioune Tine, un responsable d'Amnesty international basé à Dakar.

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