2 min de lecture Syrie

Enquête en France contre Bachar al-Assad : "Notre responsabilité est d'agir contre l'impunité", dit Laurent Fabius

Le ministre des Affaires étrangères a commenté l'ouverture en France de l'enquête pénale visant le régime de Bachar al-Assad.

Laurent Fabius, le 29 septembre 2015 à New York
Laurent Fabius, le 29 septembre 2015 à New York Crédit : AFP
Julien Quelen
Julien Quelen
et AFP

Depuis New York, où il se trouve pour l'Assemblée générale des Nations unies, Laurent Fabius a commenté l'ouverture en France de l'enquête pénale pour "crimes de guerre" visant le président syrien Bachar al-Assad. le ministre des Affaires étrangères a affirmé qu'il était de la responsabilité de la France de ne pas laisser impunis les exactions commises entre 2011 et 2013 en Syrie, et qui font l'objet de l'enquête. 

"Il est de notre responsabilité d'agir contre l'impunité", a-t-il ainsi déclaré. "Face à ces crimes qui heurtent la conscience humaine, à cette bureaucratie de l'horreur, face à cette négation des valeurs d'humanité, il est de notre responsabilité d'agir contre l'impunité de ces assassins", a affirmé le ministre des Affaires étrangères". L'enquête se base notamment sur le témoignage de "César", un ex-photographe de la police militaire syrienne qui s'était enfui de Syrie en juillet 2013, en emportant 55.000 photographies effroyables de corps torturés. Le "rapport César - des milliers de photos insoutenables, authentifiées par de nombreux experts, qui montrent des cadavres torturés et morts de faim dans les prisons du régime - témoigne de la cruauté systématique du régime de Bachar  al-Assad", a affirmé M. Fabius, qui se trouve à New York pour l'Assemblée générale des Nations unies. 

Le chef de la diplomatie française a appelé l'ONU et notamment la Commission d'enquête internationale sur la Syrie "à poursuivre avec une détermination renforcée son enquête". Le Quai d'Orsay a signalé les faits au procureur de Paris au titre de l'article 40 du code de procédure pénale, qui oblige toute autorité publique à transmettre à la justice les informations qu'elle possède si elle a connaissance d'un crime ou d'un délit quel qu'il soit. Les enquêteurs de l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCHGCG) ont été chargés de  mener les investigations.

Le parquet de Paris a ouvert l'enquête préliminaire le 15 septembre dernier après que le Quai d'Orsay lui a fourni les 55.000 éléments photographiques mettant en avant les corps torturés des opposants au régime de Bachar al-Assad. 

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