17 min de lecture Attentat à Berlin

Attentat à Berlin : Daesh revendique l'attaque, la chasse à l'homme est en cours

La piste de l'attentat a été confirmée par les autorités allemandes, concernant le carnage d'un camion qui a foncé dans la foule d'un marché de Noël à Berlin. Le bilan provisoire est de 12 morts et 48 blessés.

Attentat à Berlin : le marché de Noël de Breitscheidplatz a été touché lundi 19 décembre 2016
Attentat à Berlin : le marché de Noël de Breitscheidplatz a été touché lundi 19 décembre 2016 Crédit : Tobias SCHWARZ / AFP
Julien Absalon
Julien Absalon
et Claire Gaveau

Horreur à Berlin. Aux alentours de 20 heures, lundi 19 décembre, un poids-lourd transportant une remorque a foncé sur des passants en plein marché de Noël de Berlin. Dans un mode opératoire rappelant l'attentat perpétré le 14 juillet dernier sur la Promenade des Anglais à Nice, au moins 12 personnes sont mortes et 48 blessés sont à déplorer. À l'intérieur du camion, le corps sans vie d'un Polonais a été retrouvé. Il ne s'agit toutefois pas du suspect principal qui est toujours en fuite 24 heures après les faits. La police a dans un premier temps interpellé un demandeur d'asile pakistanais de 23 ans avant de le relâcher ce mardi 20 décembre. L'enquête se poursuit. 


L'agence de propagande du groupe jihadiste État islamique a revendiqué cet attentat au lendemain de l'attentat. "Un soldat de l'EI a commis l'opération de Berlin en réponse aux appels à cibler les ressortissants des pays de la coalition internationale", a précisé l'agence Amaq. L'enquête sur la course folle du poids lourd dans la foule n'avait pas attendu cette annonce pour noter la similarité avec l'attaque au camion-bélier de Nice, le 14 juillet, qui fit 86 morts et plusieurs centaines de blessés. Cet attentat avait également été revendiqué par Daesh.

En France, la sécurité des marchés de Noël a été "immédiatement renforcée", a annoncé le ministère de l'Intérieur : "Dans ces circonstances, Bruno Le Roux a appelé l'ensemble des forces de l'ordre à maintenir une vigilance maximale et à conserver (leur) détermination face à la barbarie". En outre, François Hollande affirme que les Français "partagent le deuil des Allemands face à la tragédie".

Suivez l'avancée de l'enquête et les réactions :

5h10 - Pour le deuxième jour consécutif, l'attentat de Berlin et l'émotion qu'il suscite fait encore largement la une des journaux français ce mercredi. "Touchée", titre Libération, "L'attentat islamiste qui ébranle l'Allemagne", affiche Le Figaro, "Berlin au cœur" pour L'Humanité, "Des larmes et des questions", rapporte Aujourd'hui en France, tandis que Nice Matin appelle à "Ne pas céder". Le renseignement est le "seul véritable rempart" contre les attaques terroristes, face auxquelles l'Europe doit montrer un visage uni et ne pas céder au "repli", estiment les éditorialistes. 

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4h35 - La chasse à l'homme continue en Allemagne mercredi, depuis que sa a principale piste s'étant écroulée plus de vingt-quatre heures après l'attaque au camion-bélier sur un marché de Noël lundi soir. Les enquêteurs ont en effet dû se résoudre à libérer mardi soir leur seul suspect, un demandeur d'asile pakistanais, faute de preuves. L'auteur des faits semble donc toujours en fuite, avec une arme. La police n'a pour l'heure évoqué publiquement aucune nouvelle piste. 

3h45 - L'autopsie du chauffeur polonais du poids lourd pris en otage par le terroriste présumé a révélé qu'il était resté en vie jusqu'au moment de l'attaque du marché de Noël, rapporte le journal allemand Bild. Selon les enquêteurs, l'homme de 37 ans, qui fait partie des 12 victimes, s'est débattu jusqu'au bout. Le terroriste lui a asséné plusieurs coups de couteau, probablement pour le maîtriser, avant de abattre avec une arme de petit calibre puis de prendre la fuite. Bild indique également que la police polonaise a ouvert une enquête pour assassinat.

2h40 - Au Canada, la sécurité a été renforcée sur les marchés de Noël de Montréal et Toronto, après l'attaque de Berlin. "Le niveau de menace demeure inchangé", a toutefois précisé le pore-parole du ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale.

23h07 - Les hommages se poursuivent à Berlin après l'attentat meurtrier perpétré sur le marché de Noël. De nombreux anonymes viennent déposer des gerbes de fleur, des bougies ou de simples petits mots pour rendre hommage aux victimes. 

Les bougies et fleurs se multiplient au lendemain de l'attentat à Berlin Crédits : JOHN MACDOUGALL / AFP | Date : 20/12/2016
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Les bougies et fleurs se multiplient au lendemain de l'attentat à Berlin Crédits : JOHN MACDOUGALL / AFP | Date : 20/12/2016
Outre les fleurs et les bougies, de nombreux anonymes déposent de simples mots pour rendre hommage aux victimes de l'attentat à Berlin Crédits : Odd ANDERSEN / AFP | Date : 20/12/2016
Les anonymes se sont réunis en nombre pour rendre hommage aux victimes de l'attentat de Berlin Crédits : Odd ANDERSEN / AFP | Date : 20/12/2016
Les bougies et fleurs se multiplient au lendemain de l'attentat à Berlin Crédits : Odd ANDERSEN / AFP | Date : 20/12/2016
Un policier s'est également recueilli devant les nombreuses bougies Crédits : ODD ANDERSEN / AFP | Date : 20/12/2016
Les hommages se sont multipliés tout au long de la journée au lendemain de l'attentat Crédits : CLEMENS BILAN / AFP | Date : 20/12/2016
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22h51 - La place de Breitscheidplatz et les alentours seront encore fermés mercredi après l'attentat perpétré lundi alors que l'enquête se poursuit sur les lieux. "Merci pour votre prudence et votre confiance. Sans faux messages et rumeurs, nos collègues peuvent se concentrer sur leur enquête", a posté la police de Berlin.

22h26 - Sur BFM TV, la correspondante présente à Berlin a détaillé les raisons de la remise en liberté du ressortissant pakistanais, arrêté lundi 19 décembre. Tout d'abord, "aucun témoin ne l'a reconnu" et "les analyses ADN n'ont pas confirmé sa présence dans le camion", a-t-elle précisé.


21h55 - Avant même de revendiquer l'attentat, Daesh avait appelé à imiter l'assassin de Berlin dans un message diffusé sur l'application Telegram et cité par le journal allemand Bild. "Personne ne peut empêcher ce type d'attaques. Vous avez seulement besoin d'un camion ou d'une voiture. Celui qui frappera un marché de Noël rappellera aux mécréants que personne ne peut oublier la force du lion de l'islam", a ainsi lancé le groupe terroriste sur l'application de messagerie.

21h25 - Cette revendication est une première. C'est la première fois que l'agence de propagande de l'État islamique revendique un attentat avec un assaillant encore en vie, comme l'a expliqué Rita Katz, directrice de SITE Intelligence Group sur Twitter, repéré Le Figaro

20h45 - Sur tous les terrains de Bundesliga, les joueurs ont respecté une minute de silence en hommage aux victimes de l'attentat ayant frappé Berlin, lundi 19 décembre.

20h39 - Invité du Journal télévisé de TF1, Bernard Cazeneuve a tenu à rassurer la population française. "Nous avons fait des efforts depuis de nombreux mois pour assurer la sécurité des lieux de rassemblement en France", a-t-il expliqué assurant que l'Hexagone était "à un niveau de protection extrêmement élevé". Pas moins de 400 personnes, en lien avec le terrorisme, ont été arrêtées depuis le début de l'année alors que 17 attentats ont été déjoués.


"La France est bien sûr menacée, mais l'Europe dans son ensemble l'est, a-t-il poursuivi. J'exprime ma compassion envers les victimes de l'attentat de Berlin, et j'assure toute ma solidarité avec le peuple allemand. Quand nous sommes confrontés à une épreuve, nos deux pays ne font qu'un".

20h25 - Le groupe État islamique a revendiqué, via son agence de propagande, l'attentat sur le marché de Noël de Berlin qui a fait 12 morts et 48 blessés. "Un soldat de l'EI a commis l'opération de Berlin en réponse aux appels à cibler les ressortissants des pays de la coalition internationale", a précisé l'agence.
La coalition internationale dirigée par les États-Unis et à laquelle participe l'Allemagne mène des raids aériens sur les positions de l'État islamique qui occupe des régions en Irak et en Syrie. En juillet dernier, Daesh avait revendiqué une attaque à la hache commise dans un train en Allemagne. "L'auteur de l'attaque à l'arme blanche en Allemagne est l'un des combattants de l'EI et il a mené cette opération en réponse aux appels à viser les pays de la coalition qui combat l'EI", avait affirmé le groupe jihadiste. Les autorités allemandes avaient toutefois dit à l'époque n'avoir "aucun indice" prouvant les liens entre l'auteur et l'EI. 

19h56 - Les autorités allemandes ont annoncé la libération du seul suspect de l'attentat mais n'ont évoqué, dans l'immédiat, aucune piste pour retrouver l'auteur des faits. Le ministre de l'Intérieur allemand Thomas de Maizière a cependant assuré que le police n'avait "pas suivi qu'une seule piste" depuis l'attaque. "Il n'y a toujours aucun doute que l'incident du camion soit une attaque, mais les motivations demeurent floues", a-t-il ajouté.

19h43 -
La gare de Cologne a brièvement été évacuée ce mardi après un coup de téléphone faisant été de la présence d'une bombe. Une alerte qui s'est révélée sans fondement.

19h28 -
La porte de Brandebourg, monument emblématique de Berlin, a été illuminé aux couleurs du drapeau allemand ce mardi, au lendemain de l'attentat sur le marché de Noël.

19h11 - François Hollande s'est entretenu au téléphone avec la chancelière allemande Angela Merkel après "l'odieux attentat". "Le Président a exprimé sa plus profonde compassion, son amitié, et la solidarité de la France tout entière", relaie l'Élysée dans un communiqué. "Ils ont convenus que ce combat sans merci contre le terrorisme ne devait entamer ni les valeurs, ni le mode de vie que les démocraties ont choisis".

19h00 - Le ressortissant pakistanais, un temps suspecté de l'attentat, a été remis en liberté, a annoncé le parquet. "La personne suspectée (...) a été remise en liberté dans la soirée sur ordre du parquet fédéral. Les résultats de l'enquête n'ont à l'heure actuelle pas mis à jour d'éléments confirmant des soupçons concrets" à son encontre, a indiqué le parquet dans un communiqué.

17h47 - Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a défendu mardi les mesures antiterroristes prises au niveau européen. "Nous avons engagé avec le ministre de l'Intérieur allemand Thomas de Maizière, dans le cadre d'un agenda franco-allemand pour la sécurité, des chantiers absolument essentiels pour la sécurité de l'Union européenne", a fait valoir le Premier ministre, qui répondait au député Les Républicains Éric Ciotti lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

Outre les mesures prises par la France au niveau national depuis les attentats de 2015, Bernard Cazeneuve a cité le renforcement des contrôles aux frontières extérieures de l'Europe, la réforme du système d'information de Schengen et la modification de son article 7-2, l'interconnexion des fichiers antiterroristes ou encore la mise en place d'une nouvelle directive contre le trafic d'armes.

17h26 - Sur les 48 personnes blessées dans l'attentat sur le marché de Noël, 24 sont rentrées chez elle pour "rejoindre leur famille", a posté la police de Berlin sur Twitter.

17h14 - Après l'Assemblée nationale, le Sénat a également observé une minute de silence en hommage aux victimes de l'attentat perpétré dans la capitale allemande. "Berlin a été frappé par une terrible attaque. Notre solidarité va aux victimes, nos condoléances aux Allemands éprouvés", a déclaré le président du Sénat, Gérard Larcher. 

16h48 - Selon le journal allemand Die Welt qui relaie les propos du porte-parole de l'administration de la Santé, 14 blessés graves sont encore comptabilisés sur les 24 toujours hospitalisés.

16h39 - 
Pourquoi l'Allemagne a été frappée ? L'attentat qui a causé la mort d'au moins douze personnes et fait quarante-huit blessés rappelle que la menace terroriste demeure particulièrement élevée dans le pays le plus peuplé de l'Union européenne. Ces derniers mois, plusieurs opérations policières et interpellations dans le cadre de la lutte antiterroriste ont eu lieu sur le territoire allemand.

16h18 - Peu d'informations sont connues concernant les victimes de l'attentat. Le procureur fédéral Peter Frank a annoncé lors d'une conférence de presse que toutes n'avaient pas encore été identifiées mais que six d'entre elles étaient de nationalité allemande.

16h09 - Le ressortissant polonais retrouvé mort dans la cabine du camion à l'origine de l'attentat de Berlin était bien le conducteur du véhicule et son corps portait des traces de coups, a assuré le transporteur pour qui il travaillait. Ce dernier avait été appelé dans la nuit par la police polonaise pour identifier la victime sur une photo. "On y voyait des traces de coups, il était évident qu'il s'était battu. Son visage était ensanglanté, tuméfié. Il y avait une blessure à l'arme blanche", a-t-il raconté, confiant qu'il avait eu du mal à regarder l'image. "La police m'a dit qu'il y avait aussi une blessure par balle". La victime, un homme de 37 ans, laisse derrière lui une femme et un fils de 17 ans.

15h58 - Les députés français ont rendu hommage aux victimes de Berlin ce mardi à l'Assemblée nationale. Ils ont effectué une minute de silence. "Le terrorisme a frappé l'Allemagne, comme à Nice. Un camion a été jeté dans la foule, au milieu d'un marché de Noël (...) Par cette horreur sans nom, les terroristes cherchent une nouvelle fois à nous éprouver mais ils ne font que renforcer notre détermination à les combattre, à porter haut les valeurs de la démocratie et à préserver notre façon de vivre. Ce sont ces principes que nous partageons avec le peuple allemand dans cette Europe qui doit rester forte et unie face à la barbarie", a déclaré Claude Bartolone. 

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Attentat à Berlin : les députés observent une minute de silence à l'Assemblée nationale Crédit Image : Bertrand GUAY / AFP | Crédit Média : LCP | Date :

15h39 - Angela Merkel s'est rendue sur place, devant l'Église du Souvenir, pour rendre hommage aux victimes. La chancelière allemande était accompagnée du ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, du ministre de l'Intérieur Andreas Geisel et du maire de la ville Michael Müller.

Angela Merkel dans l'Église du Souvenir, au lendemain de l'attentat ayant frappé Berlin Crédits : HANNIBAL HANSCHKE / POOL / AFP | Date : 20/12/2016
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Angela Merkel dans l'Église du Souvenir, au lendemain de l'attentat ayant frappé Berlin Crédits : HANNIBAL HANSCHKE / POOL / AFP | Date : 20/12/2016
De nombreuses fleurs et bougies ont été déposées près de l'Église du Souvenir Crédits : TOBIAS SCHWARZ / AFP | Date : 20/12/2016
Angela Merkel entourée du ministre des Affaires étrangères, du ministre de l'Intérieur et du maire de Berlin au lendemain de l'attentat perpétré à Berlin Crédits : TOBIAS SCHWARZ / AFP | Date : 20/12/2016
Angela Merkel arrivant devant l'Église du Souvenir, au lendemain de l'attentat à Berlin Crédits : TOBIAS SCHWARZ / AFP | Date : 20/12/2016
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15h32 - La police de Berlin a respecté une minute de silence. "Avec une profonde tristesse, nous pensons à toutes les victimes", ont-il écrit sur Twitter accompagné d'une photo.

15h22 - La police annonce qu'une personne "dangereuse" est probablement "dans la nature"
. "Nous avons probablement un dangereux criminel dans la nature et bien sûr cela inquiète la population", a déclaré Klaus Kandt lors d'une conférence de presse, en indiquant que les mesures de sécurité dans la capitale allemande étaient en train d'être renforcées. L'imbroglio autour du chauffeur de camion se poursuit alors que la première personne interpellée nie les faits.

14h45 - Frank Baasner, directeur de l'institut franco-allemand de Ludwigsburg, explique au micro de RTL qu'il y a un "mélange entre choc émotionnel et indignation" en Allemagne, tout en évoquant un déferlement de "haine" sur les réseaux sociaux. Une interview dans RTL Midi à écouter en intégralité en cliquant sur ce lien.

14h10 - Une minute de silence sera observée à l'Assemblée nationale à 15 heures, selon LCI. Une minute sera également observée à Berlin.

13h43 - Le chef de la police berlinoise, Klaus Kandt, confirme auprès des agences AFP et AP ne pas être certain que le Pakistanais arrêté soit le tueur et le chauffeur du camion. "Il n'est effectivement pas sûr que ce soit le chauffeur", affirme-t-il.

13h30 - "Le vrai coupable est toujours en fuite et armé. Il pourrait faire de nouveaux dégâts", ajoute la source citée par Die Welt. Bild affirme également qu'il existe des doutes importants autour du rôle de ce jeune homme pakistanais. Pour l'heure, rien n'a été officiellement confirmé par les autorités.

13h22 - D'après des sources policières à Die Welt, le suspect interpellé ne serait pas le conducteur du camion et donc le tueur. "Nous avons le mauvais homme", aurait ainsi affirmé un officier majeur de la police berlinoise auprès du journal allemand. Pour rappel, l'individu, réfugié pakistanais, avait été arrêté grâce à la filature d'un témoin. L'auteur des faits pourrait donc bien être en liberté, à l'heure actuelle.

13h15 - Les autorités, au cours d'une conférence de presse, précisent que l'attentat s'est produit à 20h02 et que les forces d'intervention étaient "déjà sur place" à 20h04.

12h48 - Le suspect est bien un demandeur d'asile pakistanais, selon les autorités allemandes.

12h40 - L'agence de presse allemande DPA affirme, selon des sources policières, que le suspect nie avoir commis l'attentat. L'information a été confirmée par le ministère allemand de l'Intérieur. Il semble par ailleurs, comme le relate le Berliner Morgenpost, que l'homme était connu des services de police dans le cadre d'une enquête pour une agression sexuelle et pour outrages.

12h30 - Mike Fox, touriste britannique originaire de Birmingham, raconte à la BBC ce qu'il a vu sur le marché de Noël de Berlin : "On était en train de partir quand ce gros camion est arrivé. Il m'a frôlé, a frôlé ma petite amie. Je pense qu'il m'a manqué de trois mètres, et elle de cinq. J'ai vu un gars évacué avec du sang sur le visage. J'ai aidé plusieurs autres personnes à soulever un stand pour en dégager deux autres personnes".

12h05 - Le ministre de l'intérieur Bruno Le Roux a jugé satisfaisant l'imposant dispositif de sécurité mis en place pour le marché de Noël à Strasbourg, lors d'une visite dans la capitale alsacienne. "Le dispositif n'a pas à être renforcé. Il y a eu un très haut niveau d'anticipation et de préparation. Mais il doit être adapté au jour le jour en fonction des présences", a-t-il déclaré à la presse avant de commencer à arpenter le marché, qui compte onze sites, dont le plus important autour de la cathédrale.

11h47 - Le lieu où s'est produit l'attentat est historique et symbolique. Ce quartier de l'ouest de Berlin, où se trouvait le marché de Noël, est aussi celui de l'église du Souvenir, un édifice religieux devenu un monument compte tenu de sa destruction sous les pluies d'obus de la Seconde Guerre mondiale. Pour en savoir plus, découvrez notre éclairage en cliquant sur ce lien.

11h18 - À Paris, François Hollande rappelle qu'il "nous faut être soudé et uni" face au terrorisme, en évoquant un "haut de niveau de menace" et un "plan de vigilance particulièrement élevé". Le chef de l'État met également l'accent sur la coopération antiterroriste "très intense" avec l'Allemagne. "Nos services travaillent ensemble. En France, toutes les consignes avaient déjà été données pour sécuriser tous les lieux et notamment les marchés de Noël et les autres rassemblements", ajoute-t-il.

11h02 - Angela Merkel s'exprime actuellement dans le cadre d'une conférence de presse. "Il s'agit d'un acte terroriste", confirme-t-elle, tout en exprimant sa "tristesse".

10h52 - On en sait encore un peu plus sur le profil du suspect. Il serait originaire de Turbat, au sud du Pakistan. Arrivé en Allemagne en février 2016 en tant que demandeur d'asile, il posséderait un permis de séjour depuis le 2 juin dernier, selon les médias allemands.

10h36 - Le ministère allemand assure désormais, sans conditionnel, qu'il s'agit bien d'un "attentat". L'enquête a d'ailleurs été confiée au parquet fédéral, compétent pour les affaires de terrorisme. Le gouvernement annonce par ailleurs que les marchés de Noël en Allemagne ne seront pas fermés ou annulés. La police berlinoise indique tout de même avoir augmenté le nombre de ses effectifs en service, par mesure de "précaution".

10h35 - La police allemande indique que le Polonais retrouvé mort dans le camion a été tué par balle. Cela contredit ainsi les informations de la télévision polonaise, affirmant que l'homme avait été poignardé.

10h28 - Le président russe Vladimir Poutine a été "choqué" par la "brutalité et le cynisme" de l'attaque du marché de Noël à Berlin, selon le Kremlin. Le chef d'État russe "a présenté ses condoléances au président allemand et à la chancelière allemande. 

9h47 - La police allemande a lancé un appel à témoins, sur Twitter, pour recevoir des photos et des vidéos de l'attentat, afin de faire avancer l'enquête. 

9h36 - Le ministre de l'Intérieur allemand, Thomas de Maizières a annoncé que les drapeaux allemands seraient mis en berne sur les bâtiments officiels.

9h20 - Une conférence de presse aura lieu à 13 heures à Berlin, en présence du bourgmestre-gouverneur de la ville Michael Müller et du dirigeant de la police Klaus Kandt.

9h05 - D'après la première chaîne d'information polonaise TVN24, l'individu retrouvé mort dans la cabine du camion a été poignardé et avait 37 ans. Le camion, immatriculé en Pologne et provenant d'une société basée à Szczecin, semble lui avoir été volé dans l'après-midi.

9h02 - Dans un communiqué, Marine Le Pen, candidate du Front national à la présidentielle, s'interroge : "Combien faudra-t-il de massacres et de morts pour que nos gouvernements cessent de faire entrer dans nos pays dépourvus de frontières un nombre considérable de migrants, alors qu'on sait parfaitement que des terroristes islamistes s'y mêlent ?"

8h45 - Selon une information de Die Welt, le suspect est un Pakistanais né le 1er janvier 1993. D'après l'agence allemande DPA, l'homme a utilisé plusieurs identités pour arriver en Allemagne.

8h30 - La police allemande mène une intervention dans un centre d'accueil de réfugiés à Berlin. Selon le magazine Focus, cité par l'agence de presse Reuters, les forces spéciales ont donné l'assaut dans un hangar de l'ancien aéroport de Tempelhof, aujourd'hui reconverti. Die Welt précise que l'opération policière a débuté à 4 heures du matin environ. D'après des sources policières évoquées par l'agence allemande DPA, le suspect arrêté est entré en Allemagne en tant que demandeur d'asile en février dernier, après avoir emprunté la route migratoire des Balkans. L'homme, qui serait Pakistanais ou Afghan, vivait dans un centre de réfugiés à Berlin.

8h27 - Christian Estrosi, président de la région PACA et ancien de maire de Nice, partage sa "souffrance" et son "indignation" au micro de RTL. "Ce sont des images terribles qui reviennent à mon esprit. Ce que les Berlinois ont vu et garderont en traumatisme, ce sont les cicatrices profondes que nous, Niçoi, qui avons partagé des temps si tragiques, gardons au plus profond de nous".

8h17 - Sur Twitter, les internautes partagent leur émotion et leur solidarité avec les Allemands par le biais du hashtag #PrayForBerlin.

8h10 - Le camion est actuellement en train d'être enlevé par une dépanneuse adaptée.

7h54 - À la télévision allemande, un homme raconte la course folle du camion. "Il est venu par ici, il a mis les gaz avant d'entrer et on nous a dit qu'il y avait des morts et que des personnes ont été prises sous les roues, comme à Nice". Un témoignage à lire et à écouter en intégralité ici.

7h51 - Une plateforme web a été ouverte par la police allemande pour inciter les témoins à communiquer leurs éventuelles photos et vidéos pouvant aider l'avancée de l'enquête.

7h48 - Didier Guillaume, directeur de campagne de Manuel Valls, réagit au micro de RTL. "Ce matin, nous sommes tous des Berlinois, des Allemands. Ce matin, en fait, nous sommes le 15 juillet", dit-il en comparaison avec l'attentat à Nice qui a fait 86 morts le 14 juillet dernier. "Daesh, si cela est confirmé, frappe partout. D'où l'intérêt de la communauté internationale de se resserrer encore et d'avoir une vision claire pour lutter contre l'État islamique".

7h40 - Un porte-parole de la police berlinoise, Winfried Wenzel, a fait savoir au journal Die Welt qu'un témoin avait suivi à distance le suspect après sa descente du camion. Il a ensuite contacté la police et donné la location de l'individu recherché durant l'appel. L'homme a été interpellé à deux kilomètres des lieux du drame. "Il voulait probablement se cacher dans l'obscurité" du Großer Tiergarten, un parc du centre de Berlin, selon l'agent de police.

7h30 - Au micro de RTL, Mathieu Guidère, spécialiste du terrorisme et professeur des universités, considère que ce drame était "inévitable" pour l'Allemagne compte tenu de la situation des "réfugiés syriens" qui génère beaucoup de "frustration".

7h21 - Pour l'heure, ce "probable attentat", selon les termes de la police allemande, n'a pas été revendiqué par quelconque organisation terroriste.

7h16 - Ce drame à Berlin rappelle à quel point l'Allemagne vivait sous haute menace terroriste. Le 16 décembre, les autorités allemands avaient interpellé un enfant germano-irakien de 12 ans, aux motivations vraisemblablement jihadistes, souhaitait faire exploser une bombe sur un marché de Noël à la fin du mois de novembre.

7h04 - Selon des sources au sein des services de sécurité citées par l'agence de presse allemande DPA, l'homme interpellé pourrait être pakistanais ou afghan. Il serait arrivé en Allemagne comme demandeur d'asile en février 2016. La police s'est refusée à commenter ces informations.

6h53 - Découvrez les unes de la presse européenne largement consacrées à ce drame.

6h38 - La police de Berlin estime qu'il s'agit d'un "probable attentat terroriste".

6h07 - Le camion qui a foncé lundi à travers un marché de Noël à Berlin a été dirigé "intentionnellement" dans la foule, a déclaré mardi la police. "Nos enquêteurs estiment que le camion a été intentionnellement dirigé dans la foule du marché de Noël", a indiqué la police dans un message sur Twitter. 

3h20 - La victime trouvée sur le siège passager du camion à l'origine du drame est de nationalité polonaise, a indiqué la police berlinoise. "L'homme retrouvé dans le camion est un citoyen polonais", a indiqué la police sur son compte Twitter. Celui-ci fait parti des 12 morts recensés, alors qu'un suspect a été arrêté selon les autorités qui n'ont rien dit de son identité. Plus tôt dans la soirée, le propriétaire du camion immatriculé en Pologne avait indiqué à l'AFP n'avoir plus eu de contact avec son chauffeur depuis l'après-midi de lundi. 

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