1 min de lecture Crise en Egypte

Egypte : peine capitale requise contre Hosni Moubarak

Le procureur a demandé jeudi la peine capitale pour l'ancien président égyptien Hosni Moubarak et ses coaccusés, jugés notamment pour leur implication dans la répression des journées révolutionnaires de l'hiver dernier. "La loi prévoit la peine de mort pour le meurtre prémédité", a déclaré le procureur Moustafa Khater au terme de ses réquisitions devant le tribunal du Caire où est jugé l'ancien chef d'Etat. Le procureur avait estimé mercredi avoir des preuves solides de l'implication de Hosni Moubarak dans le meurtre de manifestants, mais avait aussi dénoncé le manque de coopération "délibéré" des nouvelles autorités avec l'accusation. Le procès a été ajourné au 9 janvier.

Hosni Moubarak a comparu sur une civière
Hosni Moubarak a comparu sur une civière
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La rédaction de RTL Journalistes RTL

Le portrait de Moubarak

"Le président de la République est responsable de la protection du peuple, la question n'est pas seulement de savoir s'il a donné ou non des instructions de tuer les manifestants, mais au delà de ça de savoir pourquoi il n'est pas intervenu pour arrêter la violence contre ces manifestants", a déclaré Moustafa Khater jeudi matin.

"Comment se peut-il que le président de la République ne soit pas au courant des manifestations qui ont éclaté le 25 janvier en douze endroits dans plusieurs gouvernorats ?", a ajouté le procureur en cours de l'audience qui s'est ouverte en milieu de journée, réfutant l'idée que monsieur Moubarak n'était pas informé de la gravité de la situation.

Moustafa Khater a également souligné que le ministre de l'Intérieur de l'époque, Habib el-Adli, jugé en même temps que l'ancien chef d'Etat, "ne pouvait pas donner des ordres de tirer sur les manifestants sans avoir obtenu des instructions de Moubarak". Il a souligné que deux ministres de l'Intérieur en fonction après la chute de monsieur Moubarak ont témoigné du fait que "le ministre de l'Intérieur n'a pas les prérogatives lui permettant de donner des ordres de tirer, et qu'il ne peut prendre une telle décision qu'après avoir consulté la direction politique".

"L'accusation réclame la peine maximale contre Moubarak et les autres accusés, à savoir la peine de mort par pendaison", a-t-il ajouté.

Le raïs déchu est jugé dans le cadre des poursuites après la répression du soulèvement contre son régime début 2011, qui a fait officiellement quelque 850 morts. L'ancien ministre de l'Intérieur, Habib el-Adli, et six de ses conseillers sont jugés en même temps que lui pour ces accusations.

Entamé le 3 août, le procès a repris la semaine dernière après deux mois d'interruption, certains des avocats ayant demandé en vain le dessaisissement des trois juges chargés de l'affaire, cet automne.

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