1 min de lecture Mohamed Morsi

Egypte : le camp Morsi dénonce un "appel à la guerre civile"

Après les déclarations du chef de l'armée appelant à de vastes manifestation pour "en finir avec le terrorisme", les Frères musulmans ont condamné un "appel explicite à la guerre civile".

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La rédaction numérique de RTL
et AFP

La situation politique en Égypte semble se tendre un peu plus chaque jour. Les Frères musulmans ont dénoncé ce mercredi 24 juillet les propos du chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Sissi, qui avait appelé un peu plus tôt dans la journée les Égyptiens à lui manifester leur soutien massif vendredi pour "en finir avec le terrorisme". Selon eux, ce discours est un "appel à la guerre civile".

Le général, également vice-Premier ministre et ministre de la Défense, a exhorté la population à "descendre dans la rue pour montrer sa volonté au monde, comme avant le 30 juin et le 3 juillet", en référence aux manifestations de masse pour exiger le départ de Mohamed Morsi, puis à sa destitution par l'armée.

Des comparaisons avec la Syrie

Les Frères musulmans, qui militent pour le rétablissement dans ses fonctions de l'ancien président égyptien Mohamed Morsi ont appelé à des rassemblements vendredi "contre le coup d’État". "Les menaces de Sissi, chef du coup d'État militaire sanglant, sont une déclaration de guerre civile", a insisté le mouvement, comparant son discours à celui du président syrien Bachar al-Assad "qui a lancé sa guerre contre le peuple syrien en demandant un mandat similaire".

Mais le général Sissi bénéficie du soutien inconditionnel du groupe Tamarrod ("rébellion"), initiateur de la mobilisation contre le président déchu. Ce groupe a appelé "le peuple à se masser sur les places d'Egypte vendredi pour réclamer officiellement le jugement de Mohamed Morsi et soutenir les forces armées égyptiennes dans leur guerre à venir contre le terrorisme".

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Le nouveau pouvoir a quant à lui assuré mardi qu'il ne laisserait pas le pays basculer dans la guerre civile. "L’Égypte ne sera pas une deuxième Syrie et quiconque pousse dans cette voie est un traître", a affirmé un porte-parole du président par intérim Adly Mansour, Ahmed al-Maslamani.

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