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Égypte : la vente de Rafale, une première étape en vue de son exportation vers d'autres pays, selon le PDG de Dassault Aviation

Pour le PDG de Dassault Aviation, la vente de Rafale à l'Égypte permettrait d'ouvrir la voie à plus d'exportations vers d'autres pays.

Le Rafale, sorti des usines en 1998, n'a jusqu'alors jamais été vendu à l'étranger (illustration).
Le Rafale, sorti des usines en 1998, n'a jusqu'alors jamais été vendu à l'étranger (illustration).
Crédit : JOEL SAGET / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

La première exportation de Rafale vers l'Égypte permet de franchir "le cap" en vue de son exportation dans d'autres pays, a estimé lundi le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappie.

"Le fait d'avoir enregistré une première référence ne va pas déclencher d'autres contrats au sens où des pays attendaient cela pour conclure, mais il y a une barrière psychologique qui est franchie", a déclaré M. Trappier dans un entretien dans Les Echos.

"Au niveau de notre image, ça va aider à passer le cap dans d'autres pays", a-t-til ajouté.

L'Inde pourrait acquérir 126 Rafale

Selon lui, l'Inde, avec laquelle Dassault est en négociations exclusives depuis janvier 2012 pour l'acquisition de 126 Rafale, va prendre bonne note de ce contrat. "L'Inde ne va pas forcément regarder ce qui se passe en Egypte pour conclure, mais malgré tout elle va l'entendre, elle va le voir", a-t-il dit.

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"Nous n'avons pas de problème", a poursuivi M. Trappier en réponse à une question sur le partage de responsabilité entre l'avionneur et son partenaire indien, Hindustan Aeronautics Limited (HAL). Le contrat porte sur 126 Rafale, dont la majeure partie serait produite en Inde.

Chacun est responsable de ce qu'il fait

Eric Trappie

"Chacun est responsable de ce qu'il fait. Nous sommes responsables de l'organisation du programme, c'est-à-dire de fournir la licence et à ce titre, on fournit les outils, la documentation, l'assistance technique, la formation, on vérifie les normes de qualité... Après, celui qui prend le marteau et qui tape sur la tôle, c'est un Indien. S'il tape à côté, il sera responsable, c'est normal", a-t-il fait valoir.

"En Inde, le timing est toujours un peu long. Nous ne sommes pas particulièrement inquiets", a poursuivi Eric Trappier.

Le Qatar serait également interessé

Interrogé sur le Qatar qui pourrait se porter acquéreur de 36 appareils, le PDG de Dassault Aviation a estimé que le pays "a besoin d'acheter des avions de combat comme une partie des pays de la région. C'est une région instable, dans laquelle il faut disposer de capacités de défense (...) Le Qatar a lancé un appel à propositions. Nous avons bien avancé. Il leur revient désormais de prendre une décision".

Selon lui, "le contrat égyptien sert d'amorce, comme il l'avait été en son temps pour les Mirage 2000", même si le potentiel du Rafale est "moindre" à l'export.

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