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Egypte : dialogue inédit entre le pouvoir et l'opposition

Le pouvoir égyptien a pour la première fois en un demi-siècle discuté publiquement dimanche avec les Frères musulmans, la puissante confrérie islamiste devenue un acteur incontournable pour sortir de la crise qui paralyse le géant arabe. Des responsables de la principale force d'opposition du pays, ont participé au dialogue national auquel les forces politiques ont été conviées par le vice-président Omar Souleimane. Ils ont jugé insuffisantes les réformes proposées par le régime contesté par des manifestations incessantes depuis bientôt deux semaines. Place Tahrir, devenue une place-forte de la contestation du pouvoir au Caire, des milliers de manifestants continuent à exiger le départ du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981, agitant des drapeaux égyptiens et brandissant des banderoles.

Micro RTL
La rédaction de RTL Journalistes RTL

Le vice-président égyptien Omar Souleimane a entamé dimanche des consultations avec les représentants de l'opposition pour tenter de trouver une issue à la crise politique en Egypte. Outre les frères musulmans, sont également présents, entre autres personnalités des mondes politique et juridique, l'homme d'affaires Naguib Saouiris et un représentant de Mohamed ElBaradeï, ancien directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique et prix Nobel de la paix. "Nous avons décidé de nous engager dans un cycle de dialogue pour évaluer le sérieux des autorités en ce qui concerne les revendications de la population et leur volonté d'y répondre", avait expliqué samedi un porte-parole des Frères musulmans interrogé par Reuters.

Certains au sein de l'opposition craignent que ce dialogue ne donne lieu à un compromis, proposé par le "Conseil des sages", qui verrait Moubarak se maintenir comme il en a l'intention jusqu'à la fin de son mandat, en septembre, et confier ses pouvoirs à Omar Souleimane pour lui permettre d'entamer la transition.
Les manifestants qui réclament depuis treize jours la démission immédiate du chef de l'Etat et occupent toujours la place Tahrir, dans le centre du Caire, se disent décidés à obtenir gain de cause.

Beaucoup d'Egyptiens souhaitent toutefois le retour au calme et les autorités font tout pour mettre en exergue les menaces que l'agitation fait planer, notamment sur l'économie nationale. Les banques ont rouvert dans la matinée après une semaine de paralysie. 

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