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Donald Trump : son aptitude à gouverner de nouveau mise en doute

Selon le "New York Times", le numéro deux du ministère de la Justice, Rod Roseinstein, aurait proposé d'enregistrer Donald Trump à son insu pour rendre compte du "chaos" régnant à la Maison Blanche.

Donald Trump face à la presse le 5 septembre 2018 à Washington Crédit : NICHOLAS KAMM / AFP
Caroline Drzewinski & AFP

Le ministère de la Justice s'est attiré les foudres de Donald Trump. L'aptitude du président américain à gouverner a de nouveau été mise en doute par un haut responsable de son administration. Selon les informations du New York Times, Rod Roseinstein, numéro deux du département de la Justice, aurait évoqué, en 2017, la possibilité de le mettre à l'écart. 

Le New York Times s'appuie sur plusieurs sources, dont des notes prises par des agents du FBI. Or l'un des auteurs de ces compte-rendus, Andrew McCabe, ex-directeur par intérim du FBI, n'a pas démenti leur contenu, vendredi 21 septembre. "Il ignore comment un journaliste peut avoir obtenu ces notes", a simplement écrit son avocat. 

Selon le Washington Post, les notes d'Andrew McCabe explique qu'en mai 2017, Rod Rosenstein était très inquiet après le limogeage choc du chef du FBI, James Comey. Il aurait alors suggéré devant témoins qu'il faudrait enregistrer Donald Trump à son insu pour rendre compte du "chaos" régnant à la Maison Blanche. De plus, Rod Rosenstein aurait proposer de faire appel au 25e amendement de la Constitution américaine pour mettre à l'écart Donald Trump. Une procédure encore inédite aux États-Unis.  

"Un commentaire sarcastique"

L'article du New York Times prend un écho particulier après la sortie du livre du journaliste Bob Woodward, qui décrit une Maison Blanche "au bord de la crise de nerfs" car dirigée par "un détraqué qui a perdu les pédales". Un constat qu'avait également dressé un haut responsable de l'administration Trump dans une tribune anonyme du New York Times. Des accusations que Rob Rosenstein a catégoriquement nié, vendredi 21 septembre. 

"Je veux être clair sur ce point : sur la base de mes échanges personnels avec le président, il n'existe aucun fondement pour invoquer le 25e amendement de la Constitution", a-t-il écrit.  "L'article du New York Times est inexact et incorrect", a-t-il ajouté, dénonçant des "sources anonymes qui sont évidemment partiales contre le ministère". Le département de la Justice est également revenu sur la polémique, laissant entendre à "un commentaire sarcastique" de Rob Rosenstein qui aurait été mal compris. 

Un scandale dans l'ombre de l'affaire de l'ingérence russe

Ces révélations vont dans le sens du scénario martelé sans relâche par Donald Trump, qui affirme que des forces sont à l'oeuvre contre lui au sein même de son administration. Cette nouvelle affaire vient toutefois éclabousser une figure de taille du ministère de la Justice. Pour cause, Rod Rosenstein supervise l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur les soupçons d'ingérence russe dans la campagne présidentielle. Une affaire qui touche Donald Trump de très près. 

Une position particulière qui inquiète le parti démocrate. Selon le chef de l'opposition démocrate au Sénat Chuck Schumer, "cet article ne doit pas être pris comme prétexte pour servir l'objectif vil de limoger" Rod Rosenstein "afin de nommer un responsable qui autorisera le président à s'immiscer dans l'enquête du procureur spécial".  

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