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Donald Trump : rencontre orageuse en vue avec le renseignement américain

Les chefs du renseignement américain présentent ce vendredi 6 janvier à Donald Trump les conclusions de leur enquête sur l'ingérence de la Russie dans l'élection présidentielle.

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Soupçons de piratage russe : rencontre orageuse en vue entre Trump et le renseignement américain Crédit Image : Jessica Kourkounis / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Philippe Corbé
Philippe Corbé
Journaliste RTL

Le Parti démocrate et l’équipe de campagne de Clinton ont été piratés avant l’élection présidentielle américaine. La diffusion quotidienne, par le site Wikileaks, d’e-mails controversés et de révélations embarrassantes sur la candidate, a pesé sur les dernières semaines de campagne. Comme tout s’est joué à très peu de voix, beaucoup de démocrates pensent que c’est cela qui a fait basculer l’élection. Beaucoup de républicains, des membres éminents du parti, sont aussi scandalisés, car selon les services de renseignement ce sont des pirates russes qui sont derrière tout ça.

Voilà pourquoi Obama, qui avait mis en garde Poutine, a pris des sanctions contre la Russie, contestées publiquement et brutalement par Donald Trump qui, lui, veut se rapprocher de la Russie et ne cache pas son admiration pour Poutine. Voilà pour le contexte.

Trump a des "informations"

Le rapport que viennent de boucler le chef du renseignement, le chef du FBI et le chef de la CIA, qu’ils ont présenté il y a quelques heures à Barack Obama, va être détaillé à Donald Trump. Selon eux, il n'y a plus de doute possible : c'est la Russie, et plus précisément Vladimir Poutine lui-même, qui était à la manœuvre dans le piratage de la campagne Clinton et du Parti démocrate, mais aussi, et c’est nouveau, d’autres institutions sensibles comme le Département d’État et la Maison Blanche.

Des allégations que le nouveau président refuse obstinément d’admettre. Il se vante de connaître des "informations" que les autres n’ont pas, répète que ce ne sont pas les Russes qui sont derrière tout cela, et que les services secrets américains "se sont déjà souvent trompés".

Ne pas froisser Trump

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Le chef du renseignement a été auditionné en public pendant trois heures au Sénat, devant des élus éminents des deux partis, presque tous sur la même ligne. Cet homme, qui travaille au cœur du dispositif depuis Kennedy, a dit : "Il y a une distinction importante entre du scepticisme sain et du dénigrement".

C’est emballé avec le plus de diplomatie possible pour ne pas froisser davantage Trump. En gros, c’est un message pour dire que le nouveau président "raconte n’importe quoi et qu’il ferait mieux de se taire".

Après ce tacle, il sait que sa rencontre avec Trump va être orageuse. Le nouveau président a déjà dit qu’il était temps de mettre de l’ordre dans ces services de renseignement qui le contestent.

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