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Donald Trump prend ses distances à propos des nouvelles colonies en Israël

Cela fait quinze jours que Donald Trump a été investi, et ses débuts diplomatiques sont assez chaotiques.

Donald Trump dans le Bureau Ovale, le 23 janvier 2017
Donald Trump dans le Bureau Ovale, le 23 janvier 2017
Donald Trump prend ses distances à propos des nouvelles colonies en Israël
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Donald Trump prend ses distances à propos des nouvelles colonies en Israël
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Philippe Corbé & Loïc Farge

Donald Trump est peut-être l’homme le plus puissant du monde. Mais celui qui a le boulot le plus difficile au monde, c’est son secrétaire d’État (son ministre des affaires étrangères), qui est entré en fonction jeudi 2 février, et qui va devoir réparer la porcelaine diplomatique que le président américain a déjà cassée. Sans même parler du fait qu’il y une fronde inédite au sein des diplomates américains contre le décret sur l’immigration, qu’il sont censés faire appliquer, puisque c’est à eux d’accorder les visas.

La Maison Blanche a publié dans la soirée un communiqué pour demander à Israël de ne plus annoncer de nouvelles implantations de colonies sur des territoires palestiniens, car cela "menace la paix". C’est une position mesurée, qui correspond à peu près à la position traditionnelle des États-Unis. Sauf que c’est juste l’exact inverse de qu’il a dit pendant toute sa campagne, y compris jusqu'à ces dernières semaines.

Virage à 180 degrés de Trump

Juste avant Noël, il avait violemment critiqué Obama qui avait laissé voter à l’ONU, sans sortir le veto, une résolution qui condamne Israël pour la colonisation. Trump a même promis pendant la campagne de déménager l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, ce qui serait perçu par les Palestiniens, les pays arabes et les Occidentaux comme une provocation.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ne cache pas qu’il est ravi de l’élection de Trump, il se pousse du col pour être son meilleur allié. Et voilà que le Président américain change de position, à 180 degrés. Sans qu'on sache pourquoi. Est-ce que c’est simplement parce qu’il s’est entretenu il y a quelques heures avec le roi de Jordanie ? On ne peut pas mener une diplomatie comme ça. Ce n'est pas le dernier qui a parlé qui a raison.

Trump se fâche à tout-va

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Rien que ces dernières 24 heures, on a appris que Donald Trump avait raccroché au nez du Premier ministre australien. Difficile de faire plus proche de l’Amérique que l’Australie, culturellement, politiquement, militairement. C’est comme si la France se fâchait brutalement avec la Belgique. Le président refuse d’appliquer un accord sur les réfugiés. Il a accusé l’Australien de vouloir faire entrer sur le territoire américain des terroristes.

Autre conversation orageuse : avec le président mexicain. La Maison Blanche a été obligée de démentir que le président ait menacé d’envoyer des troupes si le Mexique ne faisait pas davantage pour lutter contre les trafiquants de drogues, que Trump a appelé lors du coup de fil des "bad hombres" (en espagnol, les "sales types"). La Maison Blanche essaie d’expliquer que c’était de l’humour.

Il y a quelques jours, lorsqu'il était en ligne avec Angela Merkel, la chancelière allemande a dû lui expliquer ce qu’était la convention de Genève qui prévoit l’accueil de réfugiés.

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