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Donald Trump fait ses débuts à l'ONU cette semaine

REPLAY - C'est un président américain sans grande expérience de politique étrangère qui participera à l'assemblée générale des Nations Unies à partir du mardi 19 novembre.

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Donald Trump fait ses débuts à l'ONU cette semaine Crédit Image : AFP / JIM WATSON | Crédit Média : Philippe Corbé | Durée : | Date : La page de l'émission
Philippe Corbé
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et Loïc Farge

Hors Europe, Donald Trump ne s'est rendu qu'en Arabie Saoudite et en Israël depuis son élection. C'est pourquoi il est très attendu à l'ONU à partir de ce lundi 18 septembre. Il doit expliquer au fond ce qu'il entend par "L'Amérique d'abord" - son cap, sa grande idée directrice en politique étrangère. Il doit le faire dans cette enceinte de près de 200 pays, par définition lourde et lente. Pendant la campagne, il a dénoncé les Nations Unies. Depuis son élection il a même écrit que c'était en somme un "club" - c'était son expression, un "club de fainéants". Il peste contre la bureaucratie onusienne, il veut la réformer sur le ton "vous allez voir ce que vous allez voir".

Un diplomate français regarde cela avec intérêt, mais il cache mal son scepticisme moqueur. En fait ce que cherche Donald Trump, c'est surtout réduire le financement américain, qui couvre aujourd'hui un quart du budget. Cela ne concerne pas que le siège de l'ONU à New-York, mais aussi l'Unesco, l'Unicef, le Haut-Commissariat aux réfugiés, etc., les missions de la paix.

Kim Jong-Un, alias "Rocket Man"

Il rencontrera Emmanuel Macron ce lundi, dès l'arrivée du président français. Le sujet numéro un entre eux ce sera évidemment l'accord de Paris sur le climat. Des déclarations contradictoires, ces derniers jours, laissent penser que les États-Unis pourraient finalement ne pas en sortir, s'il obtiennent des contreparties. C'est assez vague et confus, mais visiblement quelque chose a changé. Il y a peut-être une ouverture. Son conseiller les plus nationaliste, Steve Bannon, qui en faisait un symbole, a quitté cet été la Maison Blanche.

Le Russe Poutine et le Chinois Xi ne sont pas là, mais Trump doit aussi voir les dirigeants israélien, britannique, palestinien, sud-coréen et japonais. Car l'autre grand sujet c'est, bien entendu, la Corée du Nord. Dans un tweet publié dimanche 17 septembre, Donald Trump a surnommé Kim Jong-Un "Rocket Man" ("L'homme fusée", Ndlr). On ne sait pas si c'est une référence à la chanson de son ancien ami Elton John, Rocket Man, qui l'a inspiré.

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Un autre message a été posté par le président américain sur le réseau social. Ou plutôt retweeté. Car il a diffusé à ses 38 millions d'abonnés un montage vidéo d'un compte antisémite où on le voit sur un green de golf, et d'un bon swing, il frappe une balle qui arrive directement dans le dos d'Hillary Clinton qui trébuche.

Pas de commentaires de la Maison Blanche. Mais il n'est pas exclu que le président soit très agacée de voir son ancienne rivale sur toutes les chaines en ce moment, puisqu'elle fait la promotion de son livre.

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