1 min de lecture Crise économique

Dette : Standard and Poor's dégrade la note de la Belgique

La Belgique a été sanctionnée vendredi par l'agence de notation Standard and Poor's, en raison de son endettement important et de la crise politique qu'elle traverse depuis plus de 500 jours et qui paralyse actuellement les discussions sur le prochain budget. L'agence a abaissé la note belge d'un cran, de "AA+" à "AA". Elle pourrait encore la dégrader à l'avenir. Réagissant immédiatement, le Premier ministre chargé d'expédier les affaires courantes, Yves Leterme, a estimé que cette décision était "naturellement une mauvaise nouvelle", avant de lancer un appel aux partis politiques à trouver un accord dans les 48 heures sur le budget.

Le temps presse en Belgique

Les négociateurs de six partis francophones et néerlandophones belges sont parvenus samedi à un accord sur le budget fédéral 2012, ouvrant ainsi la voie au réglement de la crise politique qui paralyse la Belgique depuis juin 2010.
  
Cet accord, obtenu après 17 heures de négociations, ouvre la voie à la formation d'un gouvernement qui sera dirigé par M. Di Rupo, alors que la Belgique est en affaires courantes depuis les élections législatives de juin 2010.

Le budget 2012 devrait consacrer un tour de vis fiscal sans précédent. La Belgique doit en effet économiser 11,3 milliards d'euros pour le budget 2012 et une vingtaine de milliards au total d'ici à 2015. Un effort d'une ampleur historique contre lequel les syndicats ont déjà appelé à manifester le 2 décembre.

Pour être crédible, le budget devrait présenter un déficit maximum de 2,8% et contenir des mesures structurelles, estimaient les experts. Le budget bouclé, plus rien ne s'oppose à la formation d'un gouvernement, sans doute avant Noël.
  
L'agence fustige l'immobilisme du pays

Standard & Poor's souligne que le gouvernement belge, s'il a pris des mesures efficaces en 2011 pour diminuer le déficit primaire, n'a pas les coudées franches pour mettre en œuvre des réformes structurelles d'envergure.
  
En raison principalement d'un conflit opposant les communautés néerlandophone et francophone, la Belgique n'a plus de gouvernement de plein exercice depuis plus de 500 jours, un record et une situation qui nuit à son image auprès des investisseurs. Pour cette raison, l'agence de notation Moody's menace également d'abaisser la note du pays.
  
En outre, si la Belgique devait de nouveau voler au secours de son secteur bancaire, comme en 2008, sa dette qui devrait atteindre 97% du PIB à la fin de l'année, pourrait dépasser les 100%, estime l'agence de notation.

Le pays a dû racheter la branche belge de la banque Dexia, premier établissement victime de la crise de la dette, qui est en cours de démantèlement. Coût de l'opération : 4 milliards d'euros.
  
En outre, la liquidation annoncée du groupe coopératif Arco, actionnaire à près de 14% de Dexia, pourrait coûter à l'Etat 1,5 milliard d'euros sous forme de garanties.

Un autre groupe financier coopératif, Cera, est lui aussi en mauvaise posture en raison de la chute du cours de la première banque belge, KBC, dont il est un actionnaire important. Là encore, l'Etat belge pourrait être amené à débourser un milliard d'euros de garanties.

(avec AFP)

Les agences de notation financière

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