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"Daesh fusille des jeunes qui veulent s’enfuir. On aurait préféré ça pour notre fils", disent les parents d'un jihadiste

Les parents de Pierre, mort après un attentat-suicide en Irak, ne comprennent pas sa dérive et ont, jusqu'au bout, espéré un sursaut de conscience de leur fils.

Irak : des djihadistes de l'Etat Islamique (illustration).
Irak : des djihadistes de l'Etat Islamique (illustration).
Crédit : AFP PHOTO / HO / WELAYAT SALAHUDDIN
Romain Renner
Romain Renner

Daesh a annoncé mercredi 18 février le décès d'Abou-Talha al-Faransi, un Français venu faire le jihad, après un attentat-suicide perpétré en Irak. Selon l'Est Républicain, il aurait mené une attaque contre une caserne de miliciens chiites avec un camion bourré d'explosifs.

Une photo du jeune homme de 19 ans a été diffusée sur les réseaux sociaux. "On a vu tout de suite que c'était notre bébé", assurent ses parents, originaires de Port-sur-Saône (Haute-Saône). Pour eux, Abou-Talha al-Faransi reste Pierre, leur fils. Gérard et Marie-Agnès Choulet avouent ne pas comprendre la radicalisation de leur garçon.

Il s'était isolé des autres

Le père de Pierre, mort au jihad

Enfant et adolescent sans histoire, c'est au lycée que son comportement a visiblement commencé à changer. "C’est à ce moment-là qu’il a commencé à nous parler de l’islam, se rappelle son père. Il ne nous a jamais dit qu’il s’était converti, mais il s’était laissé pousser le bouc, avait changé sa façon de s’habiller, s’était isolé des autres".

Aucune évocation du jihad

Inquiet de voir son fils changer, Gérard Choulet a tenté de parler avec lui. "Les gens qui veulent convertir les autres ne sont pas les plus modérés. Je me demandais jusqu’où il irait pour leur ressembler, mais il me disait de ne pas m’inquiéter", explique-t-il.

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C'est en octobre 2013 que Pierre s'en va pour "aider les Syriens et les Syriennes", selon la note laissée à l'intention de ses parents. En contact avec ses parents, il ne parlait que d'humanitaire et ne faisait aucune allusion au jihad. "Avec tout ce qu’on voyait dans les médias, on savait qu’il n’y avait pas d’humanitaire là-bas, commente son père. On pensait qu’il allait se réveiller mais plus le temps passait, plus c’était dur".

On savait qu’il n’y avait pas d’humanitaire là-bas

Le père de Pierre, mort au jihad

L'espoir a donc pris fin mercredi. "On ne sait rien de ce qu’il a fait pendant son exil en Syrie et en Irak, on ne comprendra jamais comment il a pu en arriver là, déplore sa mère. On espère qu’il n’a pas fait de dégâts, qu’il n’a pas tué d’autres jeunes". Et les parents de conclure : "On a entendu que les gens de l’État islamique avaient fusillé des jeunes de chez eux qui voulaient s’enfuir. On aurait préféré ça pour notre fils, parce que ça aurait voulu dire qu’il s’était réveillé. On aurait retrouvé notre petit Pierre"

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